Le recours porte entre autres sur des aspects techniques, à savoir en premier lieu l'absence de proposition d'une localisation alternative en respect d'une directive européenne intégrée au COBAT (Code bruxellois de l'Aménagement du Territoire). Les riverains soulignent également que la construction d'un équipement sur deux zones référencées comme industrielle et administrative dans le PRAS (Plan régional d'affectation du sol) empêche la réalisation de ces affectations primaires. Ils mentionnent encore des manquements sur l'étude de mobilité, la protection de la source du Keelbeek et la présence d'une Chambre du Conseil sur le site. Les opposants prévoient de déposer un recours suspensif en cas d'obtention du permis d'environnement. Une délégation, reçue vendredi au cabinet de la ministre régionale de l'Environnement Céline Fremault, a plaidé contre sa délivrance. Les riverains ont par ailleurs introduit le 14 février dernier un recours au gouvernement bruxellois contre la déviation des sentiers du Keelbeek. Ils relèvent notamment l'absence de proposition de tracé alternatif, contestent la qualification de "projet d'utilité publique" et s'opposent à la destruction de la biodiversité. "On veut construire sans vision globale: tant que la réforme pénale prévue n'a pas été réalisée et évaluée, il est difficile de dire qu'on va améliorer la situation en construisant de nouvelles prisons", estime Jean-Baptiste Godinot du Comité de Haren. "Il faut que le contrat entre la Régie et le consortium Cafasso soit rendu public. L'Etat va s'engager à hauteur de 3 milliards d'euros et on voudrait voir quelles conditions sont mises sur la clause d'indemnité de 20 millions d'euros. On pourrait revenir au projet initial qui prévoyait d'implanter une petite prison sur les anciennes usines Wanson, à côté du Keelbeek, et il n'y aurait pas de destruction de la biodiversité. Le projet pourrait peut-être aussi être réorienté vers une rénovation des prisons existantes de Saint-Gilles et Forest. Après 30 ans de désastre carcéral, il faudrait envisager une nouvelle politique qui ne peut pas consister à investir tous les moyens dans la brique au détriment de l'humain." (Belga)

Le recours porte entre autres sur des aspects techniques, à savoir en premier lieu l'absence de proposition d'une localisation alternative en respect d'une directive européenne intégrée au COBAT (Code bruxellois de l'Aménagement du Territoire). Les riverains soulignent également que la construction d'un équipement sur deux zones référencées comme industrielle et administrative dans le PRAS (Plan régional d'affectation du sol) empêche la réalisation de ces affectations primaires. Ils mentionnent encore des manquements sur l'étude de mobilité, la protection de la source du Keelbeek et la présence d'une Chambre du Conseil sur le site. Les opposants prévoient de déposer un recours suspensif en cas d'obtention du permis d'environnement. Une délégation, reçue vendredi au cabinet de la ministre régionale de l'Environnement Céline Fremault, a plaidé contre sa délivrance. Les riverains ont par ailleurs introduit le 14 février dernier un recours au gouvernement bruxellois contre la déviation des sentiers du Keelbeek. Ils relèvent notamment l'absence de proposition de tracé alternatif, contestent la qualification de "projet d'utilité publique" et s'opposent à la destruction de la biodiversité. "On veut construire sans vision globale: tant que la réforme pénale prévue n'a pas été réalisée et évaluée, il est difficile de dire qu'on va améliorer la situation en construisant de nouvelles prisons", estime Jean-Baptiste Godinot du Comité de Haren. "Il faut que le contrat entre la Régie et le consortium Cafasso soit rendu public. L'Etat va s'engager à hauteur de 3 milliards d'euros et on voudrait voir quelles conditions sont mises sur la clause d'indemnité de 20 millions d'euros. On pourrait revenir au projet initial qui prévoyait d'implanter une petite prison sur les anciennes usines Wanson, à côté du Keelbeek, et il n'y aurait pas de destruction de la biodiversité. Le projet pourrait peut-être aussi être réorienté vers une rénovation des prisons existantes de Saint-Gilles et Forest. Après 30 ans de désastre carcéral, il faudrait envisager une nouvelle politique qui ne peut pas consister à investir tous les moyens dans la brique au détriment de l'humain." (Belga)