Environ 82% des patients sont issues de pays en crise majeure, comme l'Érythrée, l'Éthiopie, l'Irak, la Libye et la Syrie. Entre 500 et 800 consultations ont étaient dispensées chaque mois, soit environ 35 consultations par jour pour plus de 200 personnes quotidiennement accueillies. "Ces chiffres impressionnants répondent à un besoin", souligne Pierre Verbeeren. "On travaille avec un public qui se fragilise progressivement, chez qui l'on retrouve de plus en plus les pathologies de la rue: problèmes aux bronches, aux poumons et de peau." Le directeur souligne également l'état psychologique de leurs visiteurs, empreint de tristesse et de stress, et la violence et l'exploitation auxquelles ces patients sont confrontés dans la rue. Parmi ce public, une centaine de femmes ont été reçues chaque mois en consultation médicale. "Il a fallu effectuer un travail pour aller les chercher car un besoin existe, mais elles ne l'exprimaient pas", précise M. Verbeeren. "Nous accueillons aussi une centaine de mineurs par mois en consultation, ce qui me frappe beaucoup." Grâce aux services de base dispensés dans le hub humanitaire, Médecins du monde voit passer la plupart des migrants en transit. Une situation qui n'est possible que si l'accueil reste inconditionnel. "Quand on est dans cette inconditionnalité, on parvient à recréer un climat de confiance avec ces personnes qui ont vécu des renvois et des violences", explique Pierre Verbeeren. S'il reste demandeur d'un centre d'accueil et d'orientation pour ce public, le directeur de l'ONG plaide pour un hébergement et des services dissociés. "Il ne faut pas que les gens soient contraints d'être hébergés pour pouvoir bénéficier d'un service, parce que l'hébergement constituerait probablement une condition trop élevée pour certains. Dans ce sens, il me semble intéressant de mixer la dimension institutionnelle de ce centre avec la chaleur et la générosité citoyenne." Le hub humanitaire a été créé rue du Frontispice fin septembre 2017. Il a ensuite été transféré à la gare du nord début janvier 2018. (Belga)

Environ 82% des patients sont issues de pays en crise majeure, comme l'Érythrée, l'Éthiopie, l'Irak, la Libye et la Syrie. Entre 500 et 800 consultations ont étaient dispensées chaque mois, soit environ 35 consultations par jour pour plus de 200 personnes quotidiennement accueillies. "Ces chiffres impressionnants répondent à un besoin", souligne Pierre Verbeeren. "On travaille avec un public qui se fragilise progressivement, chez qui l'on retrouve de plus en plus les pathologies de la rue: problèmes aux bronches, aux poumons et de peau." Le directeur souligne également l'état psychologique de leurs visiteurs, empreint de tristesse et de stress, et la violence et l'exploitation auxquelles ces patients sont confrontés dans la rue. Parmi ce public, une centaine de femmes ont été reçues chaque mois en consultation médicale. "Il a fallu effectuer un travail pour aller les chercher car un besoin existe, mais elles ne l'exprimaient pas", précise M. Verbeeren. "Nous accueillons aussi une centaine de mineurs par mois en consultation, ce qui me frappe beaucoup." Grâce aux services de base dispensés dans le hub humanitaire, Médecins du monde voit passer la plupart des migrants en transit. Une situation qui n'est possible que si l'accueil reste inconditionnel. "Quand on est dans cette inconditionnalité, on parvient à recréer un climat de confiance avec ces personnes qui ont vécu des renvois et des violences", explique Pierre Verbeeren. S'il reste demandeur d'un centre d'accueil et d'orientation pour ce public, le directeur de l'ONG plaide pour un hébergement et des services dissociés. "Il ne faut pas que les gens soient contraints d'être hébergés pour pouvoir bénéficier d'un service, parce que l'hébergement constituerait probablement une condition trop élevée pour certains. Dans ce sens, il me semble intéressant de mixer la dimension institutionnelle de ce centre avec la chaleur et la générosité citoyenne." Le hub humanitaire a été créé rue du Frontispice fin septembre 2017. Il a ensuite été transféré à la gare du nord début janvier 2018. (Belga)