Le carnage a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2h00, cinq jours après celui qui avait fait 56 morts dans une prison de Manaus. Comme à Manaus, les victimes ont été décapitées, éviscérées, démembrées, selon des photographies de l'intérieur de la prison qui montrent des dizaines de corps empilés dans un gigantesque bain de sang, un carnage survenu sur fond de guerre de gangs pour contrôler le marché de la cocaïne. "Il n'y a pas eu d'échange de tirs, les victimes ont été tuées avec des objets coupants ou des armes artisanales", a décrit Uziel Castro, secrétaire à la justice de l'État de Roraima. Selon lui, le Pénitencier agricole de Monte Cristo (PAMC), situé près de Boa Vista, capitale de l'Etat de Roraima, accueille plus de 1.400 détenus, plus du double de la capacité normale. Les membres de différentes factions avaient pourtant été séparés, a-t-il assuré, estimant que ce nouveau carnage est une "action isolée de membres du PCC (Premier commando de la capitale) contre des personnes qui n'étaient liées à aucune faction". Face à la répétition de ce genre d'évènements sanglants dans les prisons surpeuplées du Brésil, l'Ordre des Avocats du Brésil (OAB) a annoncé son intention de saisir la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme pour sanctionner "l'absence de mesures concrètes de la part de l'État pour résoudre le problème". Le président Michel Temer s'est contenté de réagir vendredi par un communiqué dans lequel il "déplore cet épisode". (Belga)

Le carnage a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2h00, cinq jours après celui qui avait fait 56 morts dans une prison de Manaus. Comme à Manaus, les victimes ont été décapitées, éviscérées, démembrées, selon des photographies de l'intérieur de la prison qui montrent des dizaines de corps empilés dans un gigantesque bain de sang, un carnage survenu sur fond de guerre de gangs pour contrôler le marché de la cocaïne. "Il n'y a pas eu d'échange de tirs, les victimes ont été tuées avec des objets coupants ou des armes artisanales", a décrit Uziel Castro, secrétaire à la justice de l'État de Roraima. Selon lui, le Pénitencier agricole de Monte Cristo (PAMC), situé près de Boa Vista, capitale de l'Etat de Roraima, accueille plus de 1.400 détenus, plus du double de la capacité normale. Les membres de différentes factions avaient pourtant été séparés, a-t-il assuré, estimant que ce nouveau carnage est une "action isolée de membres du PCC (Premier commando de la capitale) contre des personnes qui n'étaient liées à aucune faction". Face à la répétition de ce genre d'évènements sanglants dans les prisons surpeuplées du Brésil, l'Ordre des Avocats du Brésil (OAB) a annoncé son intention de saisir la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme pour sanctionner "l'absence de mesures concrètes de la part de l'État pour résoudre le problème". Le président Michel Temer s'est contenté de réagir vendredi par un communiqué dans lequel il "déplore cet épisode". (Belga)