Moussa Dadis Camara était, à l'époque du massacre de septembre 2009, chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir quelques mois plus tôt. Des opposants s'étaient réunis pacifiquement le 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry pour manifester leur opposition à une éventuelle candidature présidentielle de sa part. Mais le rassemblement s'était transformé en carnage, les forces de l'ordre ayant attendu que le stade soit rempli avant d'y pénétrer pour tirer dans la foule, selon les accusations de l'opposition et les observations d'une ONG. Des dizaines de viols avaient aussi été perpétrés par les militaires aux alentours du stade. Plus de 150 personnes avaient été tuées, selon l'opposition et l'ONU. Toumba Diakité, médecin militaire ayant le grade de commandant, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans ce massacre. Il avait, en décembre 2009, tenté d'assassiner Moussa Dadis Camara, lui reprochant de vouloir lui faire porter l'entière responsabilité du massacre. Il a lui-même affirmé, à l'époque, qu'il avait tenté de calmer les forces de l'ordre, accusant Moussa Dadis Camara d'avoir fait venir au stade des "hommes infiltrés par le pouvoir", en tenue civile et munies d'armes blanches, pour provoquer le chaos. Des élections présidentielles ont finalement été tenues en juin 2010, portant Alpha Condé au pouvoir. L'avocat sénégalais de Toumba Diakité, Baba Diop, a jugé dimanche que l'extradition était "grave parce qu'il y a eu recours pour excès de pouvoir". Ce recours contre l'extradition, approuvée par la justice sénégalaise en janvier et aussitôt avalisée par décret du président Macky Sall, aurait dû être suspensif, a affirmé Me Diop, estimant qu'il s'agissait par conséquent "d'une expulsion et non d'une extradition". (Belga)

Moussa Dadis Camara était, à l'époque du massacre de septembre 2009, chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir quelques mois plus tôt. Des opposants s'étaient réunis pacifiquement le 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry pour manifester leur opposition à une éventuelle candidature présidentielle de sa part. Mais le rassemblement s'était transformé en carnage, les forces de l'ordre ayant attendu que le stade soit rempli avant d'y pénétrer pour tirer dans la foule, selon les accusations de l'opposition et les observations d'une ONG. Des dizaines de viols avaient aussi été perpétrés par les militaires aux alentours du stade. Plus de 150 personnes avaient été tuées, selon l'opposition et l'ONU. Toumba Diakité, médecin militaire ayant le grade de commandant, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans ce massacre. Il avait, en décembre 2009, tenté d'assassiner Moussa Dadis Camara, lui reprochant de vouloir lui faire porter l'entière responsabilité du massacre. Il a lui-même affirmé, à l'époque, qu'il avait tenté de calmer les forces de l'ordre, accusant Moussa Dadis Camara d'avoir fait venir au stade des "hommes infiltrés par le pouvoir", en tenue civile et munies d'armes blanches, pour provoquer le chaos. Des élections présidentielles ont finalement été tenues en juin 2010, portant Alpha Condé au pouvoir. L'avocat sénégalais de Toumba Diakité, Baba Diop, a jugé dimanche que l'extradition était "grave parce qu'il y a eu recours pour excès de pouvoir". Ce recours contre l'extradition, approuvée par la justice sénégalaise en janvier et aussitôt avalisée par décret du président Macky Sall, aurait dû être suspensif, a affirmé Me Diop, estimant qu'il s'agissait par conséquent "d'une expulsion et non d'une extradition". (Belga)