Le 24 avril, le Conseil national de Sécurité (CNS) a décidé de fournir à chaque citoyen un masque dit de confort en vue du déconfinement. Le 27 avril, la Défense a été chargée de les commander. Le 15 juin, leur délivrance commencera en pharmacie. Or, l'une des deux sociétés retenues - la luxembourgeoise Avrox - a connu des retards et des masques ne semblent pas conformes au document technique approuvé par le CNS, en particulier aux recommandations de désinfection: un lavage à une température de 60°C alors que lesdits masques ne peuvent être lavés au-delà de 30°C. Qui plus est, les masques sont arrivés... par paquets de 5 avec un seul mode d'emploi. "Toutes les décisions prises par le gouvernement de ce moment de crise sont prises en ayant à coeur la protection de la population. Quand on analyse ces décisions, il faut garder à l'esprit le contexte et les recommandations disponibles à ce moment, et les contraintes liées à une pénurie généralisée", a souligné Mme Wilmès. La Première ministre a en outre fait remarquer que le port du masque relevait de la politique de prévention... et donc des Régions. Cet épisode n'est qu'une étape de plus dans le chemin de croix auquel s'apparente pour le gouvernement la question des masques, depuis la destruction d'un stock stratégique en 2017. A l'unisson, l'opposition l'a rappelé au gouvernement minoritaire. "Votre gouvernement a failli", a déploré le député Hugues Bayet (PS). "Cette saga détériore la relation de confiance des citoyens avec les autorités publiques", a souligné Julie Chanson (Ecolo). "Si un travailleur commet une telle faute, il est viré sur le champ", a complété Sofie Merckx (PTB). "Quand il y a un problème, il faut le reconnaître. Cette histoire est une catastrophe", a averti Georges Dallemagne (cdH) tandis que François De Smet (DéFI) regrettait une nouvelle partie de ping-pong entre le fédéral et les Régions. La N-VA a déposé une motion d'ordre demandant un audit de la Cour des comptes. Elle sera débattue ce jeudi. (Belga)

Le 24 avril, le Conseil national de Sécurité (CNS) a décidé de fournir à chaque citoyen un masque dit de confort en vue du déconfinement. Le 27 avril, la Défense a été chargée de les commander. Le 15 juin, leur délivrance commencera en pharmacie. Or, l'une des deux sociétés retenues - la luxembourgeoise Avrox - a connu des retards et des masques ne semblent pas conformes au document technique approuvé par le CNS, en particulier aux recommandations de désinfection: un lavage à une température de 60°C alors que lesdits masques ne peuvent être lavés au-delà de 30°C. Qui plus est, les masques sont arrivés... par paquets de 5 avec un seul mode d'emploi. "Toutes les décisions prises par le gouvernement de ce moment de crise sont prises en ayant à coeur la protection de la population. Quand on analyse ces décisions, il faut garder à l'esprit le contexte et les recommandations disponibles à ce moment, et les contraintes liées à une pénurie généralisée", a souligné Mme Wilmès. La Première ministre a en outre fait remarquer que le port du masque relevait de la politique de prévention... et donc des Régions. Cet épisode n'est qu'une étape de plus dans le chemin de croix auquel s'apparente pour le gouvernement la question des masques, depuis la destruction d'un stock stratégique en 2017. A l'unisson, l'opposition l'a rappelé au gouvernement minoritaire. "Votre gouvernement a failli", a déploré le député Hugues Bayet (PS). "Cette saga détériore la relation de confiance des citoyens avec les autorités publiques", a souligné Julie Chanson (Ecolo). "Si un travailleur commet une telle faute, il est viré sur le champ", a complété Sofie Merckx (PTB). "Quand il y a un problème, il faut le reconnaître. Cette histoire est une catastrophe", a averti Georges Dallemagne (cdH) tandis que François De Smet (DéFI) regrettait une nouvelle partie de ping-pong entre le fédéral et les Régions. La N-VA a déposé une motion d'ordre demandant un audit de la Cour des comptes. Elle sera débattue ce jeudi. (Belga)