"C'est une victoire pour la démocratie" et "une expression explicite de la volonté populaire pour le changement", a affirmé M. Akhannouch, un homme d'affaires aisé, décrit comme proche du palais royal, dans un discours post-électoral. Le président du RNI est favori pour succéder à la tête du gouvernement au secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré), Saad-Eddine El Othmani. Il revient en effet au roi Mohammed VI de choisir le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, qui sera chargé de former un exécutif pour un mandat de cinq ans. Le RNI (libéral) a remporté les législatives, avec 97 élus, devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral) et le Parti de l'Istiqlal (centre-droit), qui ont obtenu respectivement 82 et 78 sièges (sur 395). Le PJD, lui, s'est effondré, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12. Le RNI - dirigé par M. Akhannouch, une des premières fortunes du royaume et ministre de l'Agriculture depuis 2007 - avait déjà joué un rôle crucial dans le gouvernement sortant, où il contrôlait des ministères stratégiques comme l'Economie ou l'Industrie. Il a pris part à toutes les coalitions gouvernementales depuis 23 ans, sauf pendant une brève période entre 2012 et 2013. De son côté, l'ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a appelé M. El Othmani, qui lui avait succédé à la tête de l'exécutif, à démissionner après la déroute du parti islamiste. "Après avoir appris la douloureuse défaite que notre parti a subie, le secrétaire général du parti doit en endosser la responsabilité et présenter sa démission", a-t-il écrit jeudi dans une lettre publiée sur Facebook. Depuis sa première participation aux législatives de 1997, le PJD avait poursuivi son ascension jusqu'à son arrivée au pouvoir en 2011 après les protestations du "Mouvement du 20 février" - version marocaine du Printemps arabe - qui réclamait la fin de "la corruption et du despotisme". Mais ce parti n'a jamais été réellement en charge des portefeuilles les plus importants. (Belga)

"C'est une victoire pour la démocratie" et "une expression explicite de la volonté populaire pour le changement", a affirmé M. Akhannouch, un homme d'affaires aisé, décrit comme proche du palais royal, dans un discours post-électoral. Le président du RNI est favori pour succéder à la tête du gouvernement au secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré), Saad-Eddine El Othmani. Il revient en effet au roi Mohammed VI de choisir le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, qui sera chargé de former un exécutif pour un mandat de cinq ans. Le RNI (libéral) a remporté les législatives, avec 97 élus, devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral) et le Parti de l'Istiqlal (centre-droit), qui ont obtenu respectivement 82 et 78 sièges (sur 395). Le PJD, lui, s'est effondré, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12. Le RNI - dirigé par M. Akhannouch, une des premières fortunes du royaume et ministre de l'Agriculture depuis 2007 - avait déjà joué un rôle crucial dans le gouvernement sortant, où il contrôlait des ministères stratégiques comme l'Economie ou l'Industrie. Il a pris part à toutes les coalitions gouvernementales depuis 23 ans, sauf pendant une brève période entre 2012 et 2013. De son côté, l'ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a appelé M. El Othmani, qui lui avait succédé à la tête de l'exécutif, à démissionner après la déroute du parti islamiste. "Après avoir appris la douloureuse défaite que notre parti a subie, le secrétaire général du parti doit en endosser la responsabilité et présenter sa démission", a-t-il écrit jeudi dans une lettre publiée sur Facebook. Depuis sa première participation aux législatives de 1997, le PJD avait poursuivi son ascension jusqu'à son arrivée au pouvoir en 2011 après les protestations du "Mouvement du 20 février" - version marocaine du Printemps arabe - qui réclamait la fin de "la corruption et du despotisme". Mais ce parti n'a jamais été réellement en charge des portefeuilles les plus importants. (Belga)