"Il (Jean-Pierre Schumacher) est décédé ce matin dans la sérénité au monastère Notre-Dame de l'Atlas, à Midelt. C'est un homme simple et fraternel qui savait que sa mission était de témoigner de ce qu'il a vécu à Tibhirine", a déclaré à l'AFP le père Daniel Nourissat, vicaire de la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat. Schumacher, 97 ans, était le dernier survivant de la mutinerie perpétrée contre sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996 pendant la guerre civile en Algérie. Les circonstances de ce massacre n'ont toujours pas été élucidées. Seules leurs têtes décapitées avaient été retrouvées sur une route, deux mois après l'enlèvement. La thèse officielle avancée à l'époque par Alger décrivait un enlèvement puis un assassinat, revendiqués par des islamistes du Groupe islamique armé (GIA) en pleine guerre civile mais des doutes subsistent sur la possible implication des services secrets militaires algériens. Quatre ans après le drame, Jean-Pierre Schumacher s'installait au Maroc où il est devenu le prieur d'une petite communauté de moines trappistes de l'Ordre cistercien dans l'Atlas marocain. "Il disait souvent que sa survie était un appel de dieu à témoigner, chose qu'il a faite toute sa vie", raconte M. Nourissat. Un autre rescapé du drame, le père Amédée Noto, est lui décédé en 2008. Le moine Jean-Pierre sera inhumé mardi à Midelt, d'après le père Nourissat. (Belga)

"Il (Jean-Pierre Schumacher) est décédé ce matin dans la sérénité au monastère Notre-Dame de l'Atlas, à Midelt. C'est un homme simple et fraternel qui savait que sa mission était de témoigner de ce qu'il a vécu à Tibhirine", a déclaré à l'AFP le père Daniel Nourissat, vicaire de la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat. Schumacher, 97 ans, était le dernier survivant de la mutinerie perpétrée contre sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996 pendant la guerre civile en Algérie. Les circonstances de ce massacre n'ont toujours pas été élucidées. Seules leurs têtes décapitées avaient été retrouvées sur une route, deux mois après l'enlèvement. La thèse officielle avancée à l'époque par Alger décrivait un enlèvement puis un assassinat, revendiqués par des islamistes du Groupe islamique armé (GIA) en pleine guerre civile mais des doutes subsistent sur la possible implication des services secrets militaires algériens. Quatre ans après le drame, Jean-Pierre Schumacher s'installait au Maroc où il est devenu le prieur d'une petite communauté de moines trappistes de l'Ordre cistercien dans l'Atlas marocain. "Il disait souvent que sa survie était un appel de dieu à témoigner, chose qu'il a faite toute sa vie", raconte M. Nourissat. Un autre rescapé du drame, le père Amédée Noto, est lui décédé en 2008. Le moine Jean-Pierre sera inhumé mardi à Midelt, d'après le père Nourissat. (Belga)