La ministre fédérale de l'Energie Marie-Christine Marghem (MR) accuse en effet une perte de plus de 7%, alors qu'elle rêvait du mayorat après avoir réuni la famille libérale (en 2012, une liste dissidente avait récolté 6% des voix). Ce résultat anéantit bien entendu ses ambitions mayorales et renvoie même le MR dans l'opposition. Conséquence : il n'y aura pas d'exflitration en douceur de la ministre de l'Energie avant la fin de la législature. Le scrutin tournaisien aura été bien cruel pour les ministres puisque le ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), est lui aussi renvoyé sur la touche. Tête de liste et bourgmestre sortant, il est en effet devancé en voix de préférence par le député Paul-Olivier Delannois, qui fut son faisant fonction durant la mandature communale. Celui que l'on surnomme "le sheriff" en raison de son implication dans les problèmes de sécurité deviendra donc le prochain bourgmestre de Tournai. Le PS a perdu 6% mais il reste largement en tête. Il a rapidement conclu un accord de coalition avec Ecolo, grand vainqueur du scrutin avec un gain de 4 sièges.