L'absence de comptage officiel et la topographie rendent impossible de dénombrer les manifestants, mais en ce 37e vendredi consécutif de manifestation, la mobilisation est semblable à celle constatée au plus fort du "Hirak", le mouvement de contestation inédit dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février. Les rues autour de la Grande Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger et devenu le lieu de rassemblement des manifestations hebdomadaires, sont noires de monde et résonnent de slogans tels que "l'Algérie veut son indépendance", "le Peuple veut son indépendance". "Vous avez vendu le pays, ô traîtres", scandent aussi les manifestants à l'adresse des dirigeants algériens. Le 1er novembre 1954, le Front de libération nationale (FLN) tout juste créé déclenche la "Révolution algérienne" et la lutte armée pour l'indépendance, avec une série d'attentats simultanés sur le territoire algérien. Décrété "Fête de la Révolution", le 1er novembre est férié en Algérie. (Belga)