"Je vais prendre contact avec TF1 dans ces prochaines semaines pour connaître leurs intentions exactes", a indiqué le ministre en commission du Parlement où il était interrogé par le député Olivier Maroy (MR, opposition). M. Marcourt entend de la sorte avoir une "vision claire" des intentions de la chaîne française et analyser l'impact de celles-ci. Le ministre a dit avoir aussi pris connaissance de la position de l'Union Belge des Annonceurs (UBA) quant à leur "absence de vision commune sur ce dossier à ce stade". "Si une arrivée de TF1 devenait réalité, ceci impliquerait nécessairement un bouleversement du modèle économique des acteurs du secteur des médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans un tel schéma, j'estime qu'ils (TF1, ndlr) devraient à tout le moins contribuer à la production locale et non pas assécher nos revenus publicitaires sans contrepartie." La chaîne française draine aujourd'hui 15% de l'audience moyenne en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais sans en retirer de recettes directes en Belgique. En 1989, le groupe avait déjà tenté de créer sa propre régie publicitaire en Belgique mais avait dû abandonner devant l'opposition du monde économique et politique à l'époque. L'arrivée de TF1 sur le marché belge priverait la RTBF, mais surtout l'opérateur privé RTL-TVi, de plusieurs millions d'euros de recettes publicitaires, ce qui ne serait pas sans conséquence sur leurs capacités de production propre ainsi que sur l'emploi dans le secteur. (Belga)

"Je vais prendre contact avec TF1 dans ces prochaines semaines pour connaître leurs intentions exactes", a indiqué le ministre en commission du Parlement où il était interrogé par le député Olivier Maroy (MR, opposition). M. Marcourt entend de la sorte avoir une "vision claire" des intentions de la chaîne française et analyser l'impact de celles-ci. Le ministre a dit avoir aussi pris connaissance de la position de l'Union Belge des Annonceurs (UBA) quant à leur "absence de vision commune sur ce dossier à ce stade". "Si une arrivée de TF1 devenait réalité, ceci impliquerait nécessairement un bouleversement du modèle économique des acteurs du secteur des médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans un tel schéma, j'estime qu'ils (TF1, ndlr) devraient à tout le moins contribuer à la production locale et non pas assécher nos revenus publicitaires sans contrepartie." La chaîne française draine aujourd'hui 15% de l'audience moyenne en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais sans en retirer de recettes directes en Belgique. En 1989, le groupe avait déjà tenté de créer sa propre régie publicitaire en Belgique mais avait dû abandonner devant l'opposition du monde économique et politique à l'époque. L'arrivée de TF1 sur le marché belge priverait la RTBF, mais surtout l'opérateur privé RTL-TVi, de plusieurs millions d'euros de recettes publicitaires, ce qui ne serait pas sans conséquence sur leurs capacités de production propre ainsi que sur l'emploi dans le secteur. (Belga)