"Il est clair que l'argent qui remonte vers des actionnaires étrangers n'est pas réinvesti dans la production locale...", a commenté M. Philippot, interrogé jeudi après-midi en commission Médias du Parlement de la Fédération. "On devra faire avec. Mais il sera nécessaire d'intégrer une couverture de ce risque dans notre contrat de gestion", a-t-il plaidé devant les députés. Attirant 15% de l'audience en Fédération Wallonie-Bruxelles, la chaîné privée française entend organiser dès l'automne prochain des décrochages publicitaires en Belgique pour y monétiser cette audience. Selon des estimations, cela pourrait priver la RTBF et RTL-TVi de 20 à 30 millions d'euros en recettes publicitaires, ce qui aura des effets sur l'emploi et la production de ces chaînes. Pour amortir ce choc, M. Philippot avait suggéré à son conseil d'administration d'autoriser sa régie publicitaire RMB à prendre TF1 en portefeuille afin d'en retirer des commissions de vente, et préserver l'accord de primo-diffusion de films négocié entre la cité Reyers et la chaîne française. Mais une majorité d'administrateurs de la RTBF a toutefois rejeté sa proposition il y a deux semaines. "(Cette décision) réduit notre capacité de proactivité", a déploré jeudi M. Philippot. "La RTBF n'a plus qu'à implorer les astres pour être sûre que nous nous sommes trompés dans notre analyse". De plus, minimiser le risque et l'impact de cette arrivée sur le marché belge, comme le fait selon lui RTL-TVi, constitue une erreur stratégique. "Toutes les batailles ont été perdues par ceux qui ont sous-estimé leur adversaire...", a-t-il averti. (Belga)

"Il est clair que l'argent qui remonte vers des actionnaires étrangers n'est pas réinvesti dans la production locale...", a commenté M. Philippot, interrogé jeudi après-midi en commission Médias du Parlement de la Fédération. "On devra faire avec. Mais il sera nécessaire d'intégrer une couverture de ce risque dans notre contrat de gestion", a-t-il plaidé devant les députés. Attirant 15% de l'audience en Fédération Wallonie-Bruxelles, la chaîné privée française entend organiser dès l'automne prochain des décrochages publicitaires en Belgique pour y monétiser cette audience. Selon des estimations, cela pourrait priver la RTBF et RTL-TVi de 20 à 30 millions d'euros en recettes publicitaires, ce qui aura des effets sur l'emploi et la production de ces chaînes. Pour amortir ce choc, M. Philippot avait suggéré à son conseil d'administration d'autoriser sa régie publicitaire RMB à prendre TF1 en portefeuille afin d'en retirer des commissions de vente, et préserver l'accord de primo-diffusion de films négocié entre la cité Reyers et la chaîne française. Mais une majorité d'administrateurs de la RTBF a toutefois rejeté sa proposition il y a deux semaines. "(Cette décision) réduit notre capacité de proactivité", a déploré jeudi M. Philippot. "La RTBF n'a plus qu'à implorer les astres pour être sûre que nous nous sommes trompés dans notre analyse". De plus, minimiser le risque et l'impact de cette arrivée sur le marché belge, comme le fait selon lui RTL-TVi, constitue une erreur stratégique. "Toutes les batailles ont été perdues par ceux qui ont sous-estimé leur adversaire...", a-t-il averti. (Belga)