La vision stratégique du ministre de la Défense prévoit un investissement de 1,3% du PIB en 2030 or "ce n'est pas assez", affirme M. Compernol.

Il critique toutefois la pression du président américain Donald Trump pour que chaque pays de l'Otan arrive à 2% de son PIB en effort de défense. "Il est clair que la Belgique doit faire plus. Mais pour des petits pays relativement riches, arriver à 2%, ce n'est pas réaliste. Les montants seraient disproportionnés", commente-t-il.

Toutefois, pour que la Belgique respecte ses engagements envers l'Otan, elle devra bien dépenser plus que ce qui est prévu pour son armée. "Je pense que si on peut arriver autour de 1,5 ou 1,6%, on sera bon. Et il faut commencer le plus tôt possible", estime le chef de la Défense. "Il faudra augmenter le budget de la Défense dès la prochaine législature (2019­-2024). Il y a les investissements prévus, c'est une étape, mais d'autres choses doivent les accompagner. En matière de fonctionnement, par exemple, il faut mettre plus de moyens dans l'entraînement et dans les infrastructures", poursuit-il.

Il précise aussi que "le monde n'a jamais été aussi instable que maintenant et il faut des moyens pour répondre à ces défis".

Sur le dossier du remplacement du F­-16, M. Compernol jure "main sur le coeur" qu'il n'y a pas eu de manipulation. "L'appel d'offres (le RFGP) a été le plus transparent possible".