Ces manoeuvres baptisés "Zapad 2021" (Ouest-2021) se déroulent sur neuf bases militaires russes, cinq bases bélarusses et en mer Baltique. "Quelque 200.000 militaires, plus de 80 avions et hélicoptères, 760 véhicules de guerre, dont plus de 290 chars (...) ainsi que jusqu'à 15 navires participent aux exercices stratégiques", a indiqué le ministère russe de la Défense, qui a diffusé des images de sa flotte en mer Baltique. Début septembre, le président polonais Andrzej Duda a signé un décret sur l'introduction de l'état d'urgence pendant 30 jours à la frontière avec le Bélarus, en prévision de ces exercices militaires et de crainte d'un flux massif de migrants. Il s'agit du premier état d'urgence en Pologne depuis la chute du communisme en 1989. De son côté, le président russe Vladimir Poutine, recevant à Moscou son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, a estimé que ces exercices relevaient du bon sens, étant donné que l'Otan, son adversaire stratégique, était déployée en Europe orientale. Les manoeuvres Zapad-2021 "ne sont dirigées contre personne, mais leur tenue est logique, quand on voit d'autres alliances, l'Otan en particulier, qui accroît activement sa présence militaire aux frontières de l'Union" russo-bélarusse, a-t-il dit. "Nous ne faisons rien d'exceptionnel, et nous ne faisons rien d'autre que ce que font déjà nos adversaires et concurrents", a jugé pour sa part M. Loukachenko. Les deux hommes ont annoncé jeudi soir une série d'accords pour accroître leur intégration économique et préparer une intégration militaire plus poussée. "Nous avons discuté de la question de la création d'un espace de défense unifié et de garantir la sécurité de l'Union (Russie-Bélarus) sur son périmètre extérieur", a dit encore M. Poutine. Depuis qu'il a été sanctionné par l'Occident en raison de la répression d'un vaste mouvement de contestation en 2020 et 2021, le président bélarusse a opéré un rapprochement accéléré avec Moscou, présentant son pays comme le dernier rempart de la Russie face à une éventuelle agression de l'Otan. Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine est en outre à Minsk vendredi pour des pourparlers sur leur intégration. (Belga)

Ces manoeuvres baptisés "Zapad 2021" (Ouest-2021) se déroulent sur neuf bases militaires russes, cinq bases bélarusses et en mer Baltique. "Quelque 200.000 militaires, plus de 80 avions et hélicoptères, 760 véhicules de guerre, dont plus de 290 chars (...) ainsi que jusqu'à 15 navires participent aux exercices stratégiques", a indiqué le ministère russe de la Défense, qui a diffusé des images de sa flotte en mer Baltique. Début septembre, le président polonais Andrzej Duda a signé un décret sur l'introduction de l'état d'urgence pendant 30 jours à la frontière avec le Bélarus, en prévision de ces exercices militaires et de crainte d'un flux massif de migrants. Il s'agit du premier état d'urgence en Pologne depuis la chute du communisme en 1989. De son côté, le président russe Vladimir Poutine, recevant à Moscou son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, a estimé que ces exercices relevaient du bon sens, étant donné que l'Otan, son adversaire stratégique, était déployée en Europe orientale. Les manoeuvres Zapad-2021 "ne sont dirigées contre personne, mais leur tenue est logique, quand on voit d'autres alliances, l'Otan en particulier, qui accroît activement sa présence militaire aux frontières de l'Union" russo-bélarusse, a-t-il dit. "Nous ne faisons rien d'exceptionnel, et nous ne faisons rien d'autre que ce que font déjà nos adversaires et concurrents", a jugé pour sa part M. Loukachenko. Les deux hommes ont annoncé jeudi soir une série d'accords pour accroître leur intégration économique et préparer une intégration militaire plus poussée. "Nous avons discuté de la question de la création d'un espace de défense unifié et de garantir la sécurité de l'Union (Russie-Bélarus) sur son périmètre extérieur", a dit encore M. Poutine. Depuis qu'il a été sanctionné par l'Occident en raison de la répression d'un vaste mouvement de contestation en 2020 et 2021, le président bélarusse a opéré un rapprochement accéléré avec Moscou, présentant son pays comme le dernier rempart de la Russie face à une éventuelle agression de l'Otan. Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine est en outre à Minsk vendredi pour des pourparlers sur leur intégration. (Belga)