Des défilés se tiendront notamment en France et dans d'autres pays d'Europe (Allemagne, Portugal, Serbie, Chypre), en Inde, au Canada (Toronto) et aux Etats-Unis (San Diego, Californie et Austin, Texas) ainsi qu'au Mexique, au Chili et en Argentine et à Perth, en Australie, selon les organisateurs. Plusieurs manifestations auront lieu en France avec le soutien d'un collectif d'une centaine d'organisations, dont Geenpeace. En Belgique, l'ONG n'est toutefois pas au courant d'éventuelles manifestations, selon sa porte-parole. L'événement, qui se tient depuis 2013, a lieu cette année dans un contexte particulièrement défavorable pour Monsanto, objet de 13.400 plaintes rien qu'aux Etats-Unis et encore condamné lundi à verser 2 milliards de dollars à un couple d'Américains atteints de cancer. "Nous visons Monsanto-Bayer comme symbole des multinationales de l'agro-chimie", a expliqué Anastasia Magat, du collectif Combat Monsanto. "Ce que nous dénonçons c'est la marchandisation du vivant, l'écocide généré par les phytosanitaires, les politiques douteuses de lobbying. Nous exigeons réparation pour les victimes, et réclamons un autre modèle agricole". "On parle beaucoup d'écologie dans la campagne des européennes, mais le temps des promesses est fini, on veut des actes", a-t-elle ajouté: recul des pesticides de synthèse, réglementation des pratiques de lobbying, indemnisation des victimes... La première de ces marches annuelles avait eu lieu en 2013, aux Etats-Unis, en France ou encore en Inde. A l'origine de la colère, les pratiques de lobbying de Monsanto lors d'une campagne référendaire en Californie sur l'étiquetage des produits contenant des OGM. Samedi, des associations de soutien aux victimes vietnamiennes de l'agent orange seront aussi du défilé parisien, qui se veut "festif et revendicatif". Ce défoliant, produit notamment par Monsanto et utilisé par l'armée américaine contre la guérilla communiste durant la guerre du Vietnam, y a fait 4,8 millions de victimes, y compris parmi les enfants nés depuis le conflit, selon les autorités du pays - qui ont d'ailleurs décidé mi-avril d'interdire le glyphosate, herbicide controversé mis au point par Monsanto et tombé depuis 2000 dans le domaine public. (Belga)