Les manifestants arboraient des photos de l'intéressé et des messages appelant à sa libération immédiate sur des pancartes. Ils estiment cette arrestation arbitraire. Ce rassemblement a été organisé par l'association de la diaspora Afar de Belgique, communauté dont est issu Kako Houmed. "Une autre personne a été arrêtée, mais a depuis été libérée", explique Hassan Mohamed-Hamadou, secrétaire général de l'association. "C'est une pression constante que le gouvernement exerce à Djibouti. Tout un quartier s'est mobilisé pour sa libération, mais l'Etat a réprimé les protestations". Ahmed Daoud, membre de l'Alliance républicaine pour le Développement (ARD), parti d'opposition dont fait partie Kako Houmed, se défend d'utiliser cette arrestation pour agiter la population et causer des troubles: "Nous vivons dans une dictature familiale depuis 42 ans sous couvert du parapluie français. (...) Cette arrestation a mis le feu aux poudres parce qu'il y a eu une répression de l'action pacifique au préalable en 2013 de la coalition qui avait qui avait participé aux élections législatives, parce que la population a l'impression d'être dans une impasse politique alors qu'il y a eu des changements positifs dans la région en Ethiopie et au Soudan... L'opposition est muselée. Une pression est exercée contre la population. On pense qu'il y aura de plus en plus d'arrestations, car tout laisse à croire que le président prépare son 5e mandat". (Belga)