Les portes de l'église ont été symboliquement fermées et placardées d'affiches noires arborant des messages comme "Morts pour des papiers, vraiment?" et "Politique humaine, où es-tu passée?". "Une seule solution, la régularisation", ont notamment scandé les manifestants. Des personnes issues du comité de soutien aux sans-papiers, des étudiants ou encore des syndicalistes de la CSC étaient présents. Certains ont pris la parole pour exprimer leur inquiétude quant à l'état de santé des sans-papiers en grève de la faim. "Ces mobilisations de soutien sont importantes pour nous, car elles remontent le moral et soutiennent la santé psychologique des grévistes et, parallèlement, donnent plus de visibilité à notre cause", a souligné un porte-parole des sans-papiers grévistes. "Parmi les personnes qui ont été transportées cet après-midi en ambulances à l'hôpital, certains cas nous inquiètent. La situation est critique et alarmante. On espère que les partis du gouvernement vont ouvrir une brèche pour nous sortir de l'impasse." Le rapporteur spécial des Nations unies sur l'extrême pauvreté et les droits humains, et professeur de droit à l'UCLouvain, Olivier De Schutter est allé à leur rencontre plus tôt dans la journée. À l'issue de cette visite, il a soutenu l'intérêt des revendications portées par les grévistes, qui réclament des critères clairs de régularisation. "Le dispositif actuel permettant la régularisation, et qui repose sur l'article 9 bis de la loi du 15 décembre 1980, d'une part n'impose aucun délai à l'Office des étrangers pour prendre position et, d'autre part, laisse place à l'arbitraire le plus complet, puisqu'il n'y a pas de critères de régularisation objectifs. (...) On ne peut pas continuer à ignorer cette réalité. Les estimations vont de 100.000 à 150.000 personnes sur le territoire belge". Il a également mis en évidence la vulnérabilité à laquelle ces personnes sont exposées en l'absence de reconnaissance administrative. Le secrétaire d'État fédéral à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V) a réagi en début d'après-midi, affirmant placer la lutte contre l'exploitation économique en tête des priorités du gouvernement. Entre fin janvier et début février, des sans-papiers ont commencé à occuper l'église du Béguinage et des réfectoires de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). En comptant les enfants, ils sont environ 475 actuellement. (Belga)

Les portes de l'église ont été symboliquement fermées et placardées d'affiches noires arborant des messages comme "Morts pour des papiers, vraiment?" et "Politique humaine, où es-tu passée?". "Une seule solution, la régularisation", ont notamment scandé les manifestants. Des personnes issues du comité de soutien aux sans-papiers, des étudiants ou encore des syndicalistes de la CSC étaient présents. Certains ont pris la parole pour exprimer leur inquiétude quant à l'état de santé des sans-papiers en grève de la faim. "Ces mobilisations de soutien sont importantes pour nous, car elles remontent le moral et soutiennent la santé psychologique des grévistes et, parallèlement, donnent plus de visibilité à notre cause", a souligné un porte-parole des sans-papiers grévistes. "Parmi les personnes qui ont été transportées cet après-midi en ambulances à l'hôpital, certains cas nous inquiètent. La situation est critique et alarmante. On espère que les partis du gouvernement vont ouvrir une brèche pour nous sortir de l'impasse." Le rapporteur spécial des Nations unies sur l'extrême pauvreté et les droits humains, et professeur de droit à l'UCLouvain, Olivier De Schutter est allé à leur rencontre plus tôt dans la journée. À l'issue de cette visite, il a soutenu l'intérêt des revendications portées par les grévistes, qui réclament des critères clairs de régularisation. "Le dispositif actuel permettant la régularisation, et qui repose sur l'article 9 bis de la loi du 15 décembre 1980, d'une part n'impose aucun délai à l'Office des étrangers pour prendre position et, d'autre part, laisse place à l'arbitraire le plus complet, puisqu'il n'y a pas de critères de régularisation objectifs. (...) On ne peut pas continuer à ignorer cette réalité. Les estimations vont de 100.000 à 150.000 personnes sur le territoire belge". Il a également mis en évidence la vulnérabilité à laquelle ces personnes sont exposées en l'absence de reconnaissance administrative. Le secrétaire d'État fédéral à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V) a réagi en début d'après-midi, affirmant placer la lutte contre l'exploitation économique en tête des priorités du gouvernement. Entre fin janvier et début février, des sans-papiers ont commencé à occuper l'église du Béguinage et des réfectoires de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). En comptant les enfants, ils sont environ 475 actuellement. (Belga)