La manifestation était mixte, mais comptait avant tout des femmes. Des messages en polonais signés de l'éclair rouge, devenu le symbole de la lutte pour l'avortement dans le pays, avaient été inscrits sur des pancartes. De grandes banderoles portaient aussi des messages comme "Mon corps, mon choix, mes droits", "My body, my choice" et "On est toutes des salopes qui avortent". Certains manifestants avaient amené des casseroles pour faire du bruit. Pour rappel, le tribunal constitutionnel polonais a déclaré le 22 octobre l'avortement pour raison de malformation du f?tus inconstitutionnel, ce qui a de fait délégalisé l'interruption volontaire de grossesse (IVG) alors que la loi sur l'avortement en vigueur était déjà l'une des plus restrictives d'Europe. Seuls les IVG pour danger de mort, viol et inceste restent en conséquence autorisées. "On veut être entendu par l'Union européenne", clame Tatiana Wolska, qui est à l'initiative des mobilisations à Bruxelles via les réseaux sociaux. "Si on ne fait pas de bruit ici, on ne sait pas comment cela va finir. Bien que ce soit la plus grande sortie de femmes dans les rues de toute la Pologne depuis le début du siècle, on craint que cela ne suffise pas. La Pologne est un pays membre et l'Europe doit réagir. Il faut parler de ça, sinon la loi va simplement être appliquée et la protestation va tomber dans l'oubli". Des mobilisations ont été organisées les 28 et 29 octobre devant l'ambassade de Pologne située rue Stevin à Bruxelles. Le vendredi 30 octobre, des personnes se sont encore présentées, notamment pour déposer des cintres devant la représentation polonaise. (Belga)

La manifestation était mixte, mais comptait avant tout des femmes. Des messages en polonais signés de l'éclair rouge, devenu le symbole de la lutte pour l'avortement dans le pays, avaient été inscrits sur des pancartes. De grandes banderoles portaient aussi des messages comme "Mon corps, mon choix, mes droits", "My body, my choice" et "On est toutes des salopes qui avortent". Certains manifestants avaient amené des casseroles pour faire du bruit. Pour rappel, le tribunal constitutionnel polonais a déclaré le 22 octobre l'avortement pour raison de malformation du f?tus inconstitutionnel, ce qui a de fait délégalisé l'interruption volontaire de grossesse (IVG) alors que la loi sur l'avortement en vigueur était déjà l'une des plus restrictives d'Europe. Seuls les IVG pour danger de mort, viol et inceste restent en conséquence autorisées. "On veut être entendu par l'Union européenne", clame Tatiana Wolska, qui est à l'initiative des mobilisations à Bruxelles via les réseaux sociaux. "Si on ne fait pas de bruit ici, on ne sait pas comment cela va finir. Bien que ce soit la plus grande sortie de femmes dans les rues de toute la Pologne depuis le début du siècle, on craint que cela ne suffise pas. La Pologne est un pays membre et l'Europe doit réagir. Il faut parler de ça, sinon la loi va simplement être appliquée et la protestation va tomber dans l'oubli". Des mobilisations ont été organisées les 28 et 29 octobre devant l'ambassade de Pologne située rue Stevin à Bruxelles. Le vendredi 30 octobre, des personnes se sont encore présentées, notamment pour déposer des cintres devant la représentation polonaise. (Belga)