Le sommet Med7 des dirigeants de Malte, Italie, France, Chypre, Grèce, Espagne et Portugal cherchera également une position commune sur les changements climatiques et les migrants, dont un grand nombre arrive en Europe après une traversée de la Méditerranée. Plusieurs rencontres bilatérales sont également prévues avant la réunion plénière et le dîner de travail avec une déclaration commune attendue, même s'il est peu probable que les rencontres apportent un début de réponse concernant la nouvelle direction de la Commission de Bruxelles. De nombreux marchandages derrière les coulisses concernant les postes clés dans l'UE se déroulent avant le sommet des 20 et 21 juin à Bruxelles alors que les partis centristes mais rivaux ont obtenu une majorité au Parlement européen. Les élections européennes de fin mai ont vu les partis pro-européens de centre droit et de centre gauche tenir le choc face aux forces populistes, mais en accentuant leurs divisions. L'enjeu le plus important est naturellement le choix du successeur du président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Manfred Weber, le candidat du groupe de droite PPE, le parti ayant le plus de sièges au Parlement européen, a le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel mais il manque de l'expérience nécessaire pour ce poste. Le président français Emmanuel Macron est en outre opposé à sa candidature et il cherchera des alliés lors de ce sommet. "Emmanuel Macron a cité des noms (la Danoise Margrethe Vestager, le Français Michel Barnier, le Néerlandais Frans Timmermans) qui nous semblent correspondre en termes politique et d'expérience", souligne son entourage. Les pays du Med7 vont également tenter de parvenir à un consensus sur une Europe "neutre en carbone" d'ici 2050, sur les modalités de lutte contre les déchets plastiques en Méditerranée, et discuteront naturellement aussi de l'épineuse question des migrants. Malte et l'Italie, les pays les plus proches du Nord de l'Afrique, ont estimé avant le sommet que davantage d'efforts devraient être faits pour stopper les départs des migrants, y compris avec le renforcement des gardes-côtes libyens. Rome et La Valette voudraient une répartition automatique et équitable des migrants entre tous les pays de l'UE, tandis que la France réclame le débarquement des passagers des bateaux dans le port le plus proche puis une répartition des migrants éligibles au droit d'asile, mais seulement entre pays volontaires. (Belga)