Joe Biden a dévoilé jeudi, lors de son sommet sur le climat, un nouvel objectif américain de réduction des émissions polluantes. Le président des Etats-Unis, qui vient de faire revenir son pays dans l'Accord de Paris dont Donald Trump l'avait sorti, s'engage désormais à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale de 50% à 52% d'ici 2030 par rapport à 2005. L'engagement des Etats-Unis était jusque-là de diminuer les émissions de 26 à 28% d'ici 2025. L'effort est donc presque doublé. D'autres pays, comme le Japon, le Royaume-Uni et le Canada ont également annoncé des ambitions accrues sur la voie de la réduction des émissions polluantes et d'une neutralité carbone pour 2050. L'Union européenne, qui entend se profiler comme l'un des meilleurs élèves de la classe, s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'"au moins" 55% d'ici 2030 par rapport au niveau de 1990. Selon une première analyse du "Climate Action Tracker", porté par les ONG Climate Analytics et NewClimate Institute, les dernières annonces ont permis de réduire d'environ 12 à 14% ou de 2,6 à 3,7 gigatonnes d'équivalent CO2, l'"emissions gap", c'est-à-dire l'écart entre ce que les États se sont engagés à faire et ce qu'il faudrait faire pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. Le nouvel objectif "ambitieux" annoncé par Joe Biden représente "un pas en avant significatif" mais reste en-deça de la réduction des émissions de 57 à 63% par rapport à 2005 que les Etats-Unis devraient réaliser pour être dans les clous d'une limitation à +1,5°C de la hausse du mercure, estime le "Climate Action Tracker". En outre, un certain nombre de pays du G20, comme l'Australie ou le Brésil, n'ont toujours pas annoncé d'engagements plus forts pour 2030, l'Inde, par exemple, ayant seulement confirmé ses objectifs en matière d'énergies renouvelables. Quant à la Chine, premier émetteur mondial, elle s'est engagée à ce que son utilisation du charbon, source d'énergie particulièrement polluante, atteigne un pic pour 2025 avant de reculer. La communauté internationale doit en principe se retrouver en novembre à Glasgow pour la COP26, reportée d'un an à cause de la pandémie. Un sommet climatique à nouveau présenté comme décisif et pour lequel les États sont censés annoncer des engagements (ou contributions déterminées au niveau national) revus à la hausse. (Belga)

Joe Biden a dévoilé jeudi, lors de son sommet sur le climat, un nouvel objectif américain de réduction des émissions polluantes. Le président des Etats-Unis, qui vient de faire revenir son pays dans l'Accord de Paris dont Donald Trump l'avait sorti, s'engage désormais à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale de 50% à 52% d'ici 2030 par rapport à 2005. L'engagement des Etats-Unis était jusque-là de diminuer les émissions de 26 à 28% d'ici 2025. L'effort est donc presque doublé. D'autres pays, comme le Japon, le Royaume-Uni et le Canada ont également annoncé des ambitions accrues sur la voie de la réduction des émissions polluantes et d'une neutralité carbone pour 2050. L'Union européenne, qui entend se profiler comme l'un des meilleurs élèves de la classe, s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'"au moins" 55% d'ici 2030 par rapport au niveau de 1990. Selon une première analyse du "Climate Action Tracker", porté par les ONG Climate Analytics et NewClimate Institute, les dernières annonces ont permis de réduire d'environ 12 à 14% ou de 2,6 à 3,7 gigatonnes d'équivalent CO2, l'"emissions gap", c'est-à-dire l'écart entre ce que les États se sont engagés à faire et ce qu'il faudrait faire pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. Le nouvel objectif "ambitieux" annoncé par Joe Biden représente "un pas en avant significatif" mais reste en-deça de la réduction des émissions de 57 à 63% par rapport à 2005 que les Etats-Unis devraient réaliser pour être dans les clous d'une limitation à +1,5°C de la hausse du mercure, estime le "Climate Action Tracker". En outre, un certain nombre de pays du G20, comme l'Australie ou le Brésil, n'ont toujours pas annoncé d'engagements plus forts pour 2030, l'Inde, par exemple, ayant seulement confirmé ses objectifs en matière d'énergies renouvelables. Quant à la Chine, premier émetteur mondial, elle s'est engagée à ce que son utilisation du charbon, source d'énergie particulièrement polluante, atteigne un pic pour 2025 avant de reculer. La communauté internationale doit en principe se retrouver en novembre à Glasgow pour la COP26, reportée d'un an à cause de la pandémie. Un sommet climatique à nouveau présenté comme décisif et pour lequel les États sont censés annoncer des engagements (ou contributions déterminées au niveau national) revus à la hausse. (Belga)