Dans les rues de la capitale, à l'exception de la réouverture des bars et restaurants, la vie semble avoir repris son cours normal. Et ce, surtout depuis l'annonce du mercredi 6 mai permettant aux Belges de revoir quatre amis ou proches, mais aussi depuis le début officiel du déconfinement. De plus en plus de citoyens sortent pour profiter des magasins. Certains donnent aussi rendez-vous à des amis pour les voir en dehors de chez eux. Pourtant, de tels rassemblements ne sont pas encore autorisés.

Comme beaucoup de Belges, Arthur n'avait plus vu ses amis depuis deux mois. Compliqué pour lui car d'habitude, il n'y avait pas une semaine sans qu'ils se retrouvent. C'est pour cette raison qu'il a donné rendez-vous à deux amis dans le parc du Cinquantenaire. "On s'est dit qu'on allait passer prendre quelques bières une pizza et aller s'assoir dans l'herbe, raconte-t-il. Cela faisait quelques semaines qu'on voyait des gens faire pareil. Bien sûr, on y allait avec l'idée en tête de respecter les consignes de sécurité. Dès qu'on est arrivé au parc, mon sentiment de culpabilité s'est volatilisé parce qu'il y avait tellement de gens assis dans l'herbe qu'on aurait cru que le coronavirus n'existait plus alors qu'il y a une semaine on était encore confiné. On ne voit plus la police patrouiller dans le parc donc nous ne savons plus très bien où nous en sommes".

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Julie, quant à elle, habite près du parc Josaphat à Schaerbeek, elle remarque que "le parc est très fréquenté, et ce depuis le début du confinement. Clairement quand il fait beau il y a davantage de gens dehors. Par contre, ce sont souvent des familles qui viennent se promener avec leurs enfants. Personnellement je ne me suis posée que deux fois, mais très honnêtement j'ai un peu perdu le fil de ce qu'on peut ou ce qu'on ne peut pas faire. Sur l'herbe, il y avait pas mal de gens, mais vraiment très espacés. Au bout d'une demi-heure, des gardiens de la paix sont venus nous signaler qu'on ne pouvait pas et tout le monde est parti. Je vois souvent des policiers à cheval, en voiture ou le drone aussi. De manière générale, oui, les gens se posent, mais jamais très longtemps puisque la police tourne"

Du côté de la police, le porte-parole de la zone de Bruxelles-Ixelles Olivier Slosse signale "qu'on parle toujours de bon sens, mais qu'est-ce que ça veut dire le bon sens ? On attend des gens qu'ils respectent les distances, portent un masque là où c'est nécessaire sans qu'on doive toujours leur rappeler car c'est physiquement impossible." Concernant les espaces publics et les parcs, "on passe toujours par vague. Surtout quand on voit que ça dépasse les bornes on intervient en nombre. Intervenir, ça nécessite de conceptualiser le comportement et d'analyser ce qu'il se passe exactement. On ne peut pas en permanence adresser la parole à tout le monde dans l'espace public. On doit choisir nos priorités. Parce que le bon sens c'est aussi pour nous."

Le porte-parole de la police rappelle que "le principe est toujours d'actualité : on reste chez soi sauf si le déplacement est autorisé par une des mesures qui se retrouvent dans l'arrêté ministériel." Cela étant, la réalité bruxelloise est spécifique. "Dire de rester chez soi à quelqu'un qui a une piscine et un jardin, c'est une chose, mais à Bruxelles, il y a des situations très différentes : nous devons en tenir compte et permettre à un maximum de personnes d'utiliser les espaces publics."

Dans les rues de la capitale, à l'exception de la réouverture des bars et restaurants, la vie semble avoir repris son cours normal. Et ce, surtout depuis l'annonce du mercredi 6 mai permettant aux Belges de revoir quatre amis ou proches, mais aussi depuis le début officiel du déconfinement. De plus en plus de citoyens sortent pour profiter des magasins. Certains donnent aussi rendez-vous à des amis pour les voir en dehors de chez eux. Pourtant, de tels rassemblements ne sont pas encore autorisés.Comme beaucoup de Belges, Arthur n'avait plus vu ses amis depuis deux mois. Compliqué pour lui car d'habitude, il n'y avait pas une semaine sans qu'ils se retrouvent. C'est pour cette raison qu'il a donné rendez-vous à deux amis dans le parc du Cinquantenaire. "On s'est dit qu'on allait passer prendre quelques bières une pizza et aller s'assoir dans l'herbe, raconte-t-il. Cela faisait quelques semaines qu'on voyait des gens faire pareil. Bien sûr, on y allait avec l'idée en tête de respecter les consignes de sécurité. Dès qu'on est arrivé au parc, mon sentiment de culpabilité s'est volatilisé parce qu'il y avait tellement de gens assis dans l'herbe qu'on aurait cru que le coronavirus n'existait plus alors qu'il y a une semaine on était encore confiné. On ne voit plus la police patrouiller dans le parc donc nous ne savons plus très bien où nous en sommes".Julie, quant à elle, habite près du parc Josaphat à Schaerbeek, elle remarque que "le parc est très fréquenté, et ce depuis le début du confinement. Clairement quand il fait beau il y a davantage de gens dehors. Par contre, ce sont souvent des familles qui viennent se promener avec leurs enfants. Personnellement je ne me suis posée que deux fois, mais très honnêtement j'ai un peu perdu le fil de ce qu'on peut ou ce qu'on ne peut pas faire. Sur l'herbe, il y avait pas mal de gens, mais vraiment très espacés. Au bout d'une demi-heure, des gardiens de la paix sont venus nous signaler qu'on ne pouvait pas et tout le monde est parti. Je vois souvent des policiers à cheval, en voiture ou le drone aussi. De manière générale, oui, les gens se posent, mais jamais très longtemps puisque la police tourne"Du côté de la police, le porte-parole de la zone de Bruxelles-Ixelles Olivier Slosse signale "qu'on parle toujours de bon sens, mais qu'est-ce que ça veut dire le bon sens ? On attend des gens qu'ils respectent les distances, portent un masque là où c'est nécessaire sans qu'on doive toujours leur rappeler car c'est physiquement impossible." Concernant les espaces publics et les parcs, "on passe toujours par vague. Surtout quand on voit que ça dépasse les bornes on intervient en nombre. Intervenir, ça nécessite de conceptualiser le comportement et d'analyser ce qu'il se passe exactement. On ne peut pas en permanence adresser la parole à tout le monde dans l'espace public. On doit choisir nos priorités. Parce que le bon sens c'est aussi pour nous."Le porte-parole de la police rappelle que "le principe est toujours d'actualité : on reste chez soi sauf si le déplacement est autorisé par une des mesures qui se retrouvent dans l'arrêté ministériel." Cela étant, la réalité bruxelloise est spécifique. "Dire de rester chez soi à quelqu'un qui a une piscine et un jardin, c'est une chose, mais à Bruxelles, il y a des situations très différentes : nous devons en tenir compte et permettre à un maximum de personnes d'utiliser les espaces publics."