A la fin de la conférence de presse du dernier Conseil national de Sécurité (CNS), Sophie Wilmès a invité les journalistes à poser leurs questions. Premier journaliste à prendre la parole dans la salle de presse : Alexandre Penasse, journaliste pour Kairos, "journal antiproductiviste". "Vous remerciez souvent les Belges pour leur participation et leur obéissance, leur civilité. Vous parlez également qu'il y aura un avant et un après covid-19. Alors je me demande vraiment s'il y aura un après Covid-19... Je vais vous parler du fait que Philippe de Backer a travaillé de 2009 à 2011 chez Vesalius Biocapital et vous le choisissez comme responsable de la task force en charge de la recherche de matériaux indispensables pour lutter contre le coronavirus".

Il précise : "Vesalius est un fonds d'investissement spécialisé dans les soins de santé au Luxembourg." "Il faut savoir aussi que dans son cabinet des médias, il y avait quelqu'un qui travaillait pour KPN. KPN qui participe notamment à nous imposer la 5G, pour laquelle je ne vois pas vraiment de principe de précaution dans votre gouvernement".

Alexandre Penasse poursuit en citant un membre du cabinet de Maggie De Block ou encore des experts faisant partie de Risk Management Group. Face à l'énumération des CV, Sophie Wilmès intervient: "Monsieur, je n'ai pas l'intention de vous interrompre, mais si vous avez l'intention de donner l'entièreté des CV des gens qui travaillent, et qui comme n'importe qui d'autre ont droit à un peu de privacy, je vous encourage à terminer votre question et j'y répondrai".

Le rédacteur de Kairos poursuit en demandant : "Quelle légitimité démocratique y a-t-il à prendre ces décisions quand la plupart des membres qui décident et qui réfléchissent font partie des multinationales et de la finance ?"

"Une question biaisée politiquement"

Sophie Wilmès a directement répondu à la question piquante du journaliste. Selon Sophie Wilmès, il s'agit d'une question orientée politiquement : "Vous venez d'introduire dans cette salle de presse la question biaisée politiquement, ce qui en général, n'est pas l'habitude des journalistes. Soit." Elle ajoute ensuite : "Je rappellerai quand même que les gens sont libres de travailler, de changer de carrière, de décider de s'engager pour le bien commun, peu importe ce qu'ils ont fait avant, et je peux vous garantir que ce n'est pas la société pour laquelle vous travaillez qui définit l'homme ou la femme que vous êtes. C'est en tout cas la liberté fondamentale en laquelle on croit encore dans ce pays, bien heureusement. Je rappellerai, dès lors, pour sortir de la polémique, le processus décisionnel dans lequel nous sommes inscrits, à savoir des groupes d'experts qui, de par leurs connaissances, leurs expériences, de par leur volonté aussi de se consacrer, en dehors de leurs heures de travail, sans compensation, de nouveau pour le bien commun, qui travaillent jour et nuit pour nous apporter des conseils."

À côté de la légitimité des experts, la Première ministre a souhaité assoir son autorité : "Derrière cela, la décision politique, elle est ce qu'elle est, c'est-à-dire qu'elle revient au politique. C'est le politique qui prend ces décisions, et derrière le politique ou avant le politique, il y a des élections, des votes de confiance au Parlement. Il y a aussi la volonté en ce qui concerne ce gouvernement fédéral, d'élargir l'adhésion, parce qu'alors qu'il n'est pas obligé de le faire, il prend ces décisions d'un commun accord avec les entités fédérées, s'agissant de décisions fondamentales pour la Santé, et j'irai même au-delà, la vie de nos concitoyens".

Et le journaliste de Kairos de conclure,"la question, ce n'est pas comment vos services de presse ont laissé entrer un journaliste qui pose de vraies questions, mais pourquoi ces questions ne sont pas débattues démocratiquement?"

A la fin de la conférence de presse du dernier Conseil national de Sécurité (CNS), Sophie Wilmès a invité les journalistes à poser leurs questions. Premier journaliste à prendre la parole dans la salle de presse : Alexandre Penasse, journaliste pour Kairos, "journal antiproductiviste". "Vous remerciez souvent les Belges pour leur participation et leur obéissance, leur civilité. Vous parlez également qu'il y aura un avant et un après covid-19. Alors je me demande vraiment s'il y aura un après Covid-19... Je vais vous parler du fait que Philippe de Backer a travaillé de 2009 à 2011 chez Vesalius Biocapital et vous le choisissez comme responsable de la task force en charge de la recherche de matériaux indispensables pour lutter contre le coronavirus". Il précise : "Vesalius est un fonds d'investissement spécialisé dans les soins de santé au Luxembourg." "Il faut savoir aussi que dans son cabinet des médias, il y avait quelqu'un qui travaillait pour KPN. KPN qui participe notamment à nous imposer la 5G, pour laquelle je ne vois pas vraiment de principe de précaution dans votre gouvernement". Alexandre Penasse poursuit en citant un membre du cabinet de Maggie De Block ou encore des experts faisant partie de Risk Management Group. Face à l'énumération des CV, Sophie Wilmès intervient: "Monsieur, je n'ai pas l'intention de vous interrompre, mais si vous avez l'intention de donner l'entièreté des CV des gens qui travaillent, et qui comme n'importe qui d'autre ont droit à un peu de privacy, je vous encourage à terminer votre question et j'y répondrai".Le rédacteur de Kairos poursuit en demandant : "Quelle légitimité démocratique y a-t-il à prendre ces décisions quand la plupart des membres qui décident et qui réfléchissent font partie des multinationales et de la finance ?"Sophie Wilmès a directement répondu à la question piquante du journaliste. Selon Sophie Wilmès, il s'agit d'une question orientée politiquement : "Vous venez d'introduire dans cette salle de presse la question biaisée politiquement, ce qui en général, n'est pas l'habitude des journalistes. Soit." Elle ajoute ensuite : "Je rappellerai quand même que les gens sont libres de travailler, de changer de carrière, de décider de s'engager pour le bien commun, peu importe ce qu'ils ont fait avant, et je peux vous garantir que ce n'est pas la société pour laquelle vous travaillez qui définit l'homme ou la femme que vous êtes. C'est en tout cas la liberté fondamentale en laquelle on croit encore dans ce pays, bien heureusement. Je rappellerai, dès lors, pour sortir de la polémique, le processus décisionnel dans lequel nous sommes inscrits, à savoir des groupes d'experts qui, de par leurs connaissances, leurs expériences, de par leur volonté aussi de se consacrer, en dehors de leurs heures de travail, sans compensation, de nouveau pour le bien commun, qui travaillent jour et nuit pour nous apporter des conseils."À côté de la légitimité des experts, la Première ministre a souhaité assoir son autorité : "Derrière cela, la décision politique, elle est ce qu'elle est, c'est-à-dire qu'elle revient au politique. C'est le politique qui prend ces décisions, et derrière le politique ou avant le politique, il y a des élections, des votes de confiance au Parlement. Il y a aussi la volonté en ce qui concerne ce gouvernement fédéral, d'élargir l'adhésion, parce qu'alors qu'il n'est pas obligé de le faire, il prend ces décisions d'un commun accord avec les entités fédérées, s'agissant de décisions fondamentales pour la Santé, et j'irai même au-delà, la vie de nos concitoyens".Et le journaliste de Kairos de conclure,"la question, ce n'est pas comment vos services de presse ont laissé entrer un journaliste qui pose de vraies questions, mais pourquoi ces questions ne sont pas débattues démocratiquement?"