Selon le récent rapport de la Commission de contrôle budgétaire de l'Inami, les dépenses du secteur ont par ailleurs augmenté de 35% en 5 ans, alors que le nombre de journées d'hébergement n'a crû que de 9% sur la même période, écrit mardi Le soir. Chaque senior hébergé coûte donc, en moyenne, de plus en plus cher à la collectivité, avec une intervention de l'Inami, versée aux maisons de repos, qui est passée de 33,26 euros en 2005 à 41,31 euros en 2010.

Ce constat intervient alors que le secteur est confronté à une pénurie massive de lits et à un processus de "défédéralisation" qui suscite des appréhensions. Ainsi, pour répondre à la demande, il faudra créer 20.000 à 30.000 nouveaux lits d'ici 2025.

"Les pouvoirs publics ne mettent pas les moyens qui s'imposent. Résultat: on assiste à la privatisation larvée des soins aux personnes âgées. Un phénomène que va accélérer la 'défédéralisation' du secteur, avec des budgets revus à la baisse ou indexés plus chichement", prévient Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités chrétiennes.

Levif.be avec Belga

Selon le récent rapport de la Commission de contrôle budgétaire de l'Inami, les dépenses du secteur ont par ailleurs augmenté de 35% en 5 ans, alors que le nombre de journées d'hébergement n'a crû que de 9% sur la même période, écrit mardi Le soir. Chaque senior hébergé coûte donc, en moyenne, de plus en plus cher à la collectivité, avec une intervention de l'Inami, versée aux maisons de repos, qui est passée de 33,26 euros en 2005 à 41,31 euros en 2010. Ce constat intervient alors que le secteur est confronté à une pénurie massive de lits et à un processus de "défédéralisation" qui suscite des appréhensions. Ainsi, pour répondre à la demande, il faudra créer 20.000 à 30.000 nouveaux lits d'ici 2025. "Les pouvoirs publics ne mettent pas les moyens qui s'imposent. Résultat: on assiste à la privatisation larvée des soins aux personnes âgées. Un phénomène que va accélérer la 'défédéralisation' du secteur, avec des budgets revus à la baisse ou indexés plus chichement", prévient Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités chrétiennes. Levif.be avec Belga