"Il est maintenant plus que temps de réussir", a-t-il dit après son rapport au Roi, en rappelant que le gouvernement était tombé il y a presqu'un an.

Chaque jour qui passe alourdit les conséquences d'une absence de gouvernement sur les finances publiques et la sécurité sociale. "Si nous devions subir un choc majeur, nous ne serions pas en état de réagir en l'absence de gouvernement de plein exercice", a averti M. Magnette.

L'informateur exhorte les dix formations politiques toujours en lice à "répondre aux problèmes des hommes et femmes de ce pays" avant leurs préoccupations stratégiques. Il a d'ailleurs insisté sur la dimension fédérale de sa mission. "Nous travaillons pour tous les Belges de Zeebrugge à Arlon et d'Eupen à Mouscron", a-t-il souligné.

Et de citer Martin Luther King: "Nous devons utiliser le temps de manière créative, en sachant qu'il est toujours temps de faire le bon choix".

L'informateur oeuvre à des convergences entre les partis sur une série de thèmes et s'est défendu d'avoir voulu exclure la N-VA. Il a établi une note articulée autour de huit chapitres: pacte national pour le plein emploi et le bien-être au travail, soutien à l'esprit d'entreprise et à la productivité, transition durable, cohésion sociale, soutien aux politiques de santé et en faveur des personnes handicapées, sécurité (y compris la justice et la lutte contre le terrorisme), asile et migration et modernisation de l'Etat.

"Les partis se comprennent beaucoup mieux"

Le temps passant, les "partis se comprennent beaucoup mieux", constate-t-il.

Le confédéralisme n'est pas un des sous-chapitres. "Un parti a souhaité en parler mais aucun autre ne l'a demandé. Et comme je cherche des convergences...", a expliqué M. Magnette.

L'ambition de l'informateur n'est pas non plus de lancer une réforme institutionnelle classique. Il ne cherche pas une majorité des deux tiers, a-t-il indiqué. Un travail pourrait toutefois être mené pour évaluer les réformes de l'Etat qui ont été accomplies jusqu'à présent, à l'image d'une proposition déposée au Sénat et qui sera examinée en janvier.

L'informateur poursuivra le travail sur sa note en l'approfondissant avec les différents partis et en rencontrant les responsables du Bureau du Plan, de la Banque nationale et de l'Institut des comptes nationaux afin d'évaluer les effets des mesures proposées. Il va également s'entretenir avec les dirigeants de la Société fédérale de participation et d'investissement pour évoquer avec eux les enjeux du Pacte national d'investissement stratégique initié sous la législature précédente.

Dans le cadre de sa mission, M. Magnette a par ailleurs rencontré l'ambassadeur du Royaume-Uni pour aborder avec lui le Brexit et la question de l'immigration. Il veut éviter que ne se reproduisent des drames semblables à celui qui a coûté la vie à 39 personnes découvertes en Grande Bretagne dans un camion qui avait transité par la Belgique. La concertation avec Londres et la France doit se poursuivre, plaide-t-il.

L'informateur fera un nouveau rapport au Roi le 9 décembre.

"Il est maintenant plus que temps de réussir", a-t-il dit après son rapport au Roi, en rappelant que le gouvernement était tombé il y a presqu'un an. Chaque jour qui passe alourdit les conséquences d'une absence de gouvernement sur les finances publiques et la sécurité sociale. "Si nous devions subir un choc majeur, nous ne serions pas en état de réagir en l'absence de gouvernement de plein exercice", a averti M. Magnette. L'informateur exhorte les dix formations politiques toujours en lice à "répondre aux problèmes des hommes et femmes de ce pays" avant leurs préoccupations stratégiques. Il a d'ailleurs insisté sur la dimension fédérale de sa mission. "Nous travaillons pour tous les Belges de Zeebrugge à Arlon et d'Eupen à Mouscron", a-t-il souligné. Et de citer Martin Luther King: "Nous devons utiliser le temps de manière créative, en sachant qu'il est toujours temps de faire le bon choix". L'informateur oeuvre à des convergences entre les partis sur une série de thèmes et s'est défendu d'avoir voulu exclure la N-VA. Il a établi une note articulée autour de huit chapitres: pacte national pour le plein emploi et le bien-être au travail, soutien à l'esprit d'entreprise et à la productivité, transition durable, cohésion sociale, soutien aux politiques de santé et en faveur des personnes handicapées, sécurité (y compris la justice et la lutte contre le terrorisme), asile et migration et modernisation de l'Etat. Le temps passant, les "partis se comprennent beaucoup mieux", constate-t-il. Le confédéralisme n'est pas un des sous-chapitres. "Un parti a souhaité en parler mais aucun autre ne l'a demandé. Et comme je cherche des convergences...", a expliqué M. Magnette. L'ambition de l'informateur n'est pas non plus de lancer une réforme institutionnelle classique. Il ne cherche pas une majorité des deux tiers, a-t-il indiqué. Un travail pourrait toutefois être mené pour évaluer les réformes de l'Etat qui ont été accomplies jusqu'à présent, à l'image d'une proposition déposée au Sénat et qui sera examinée en janvier. L'informateur poursuivra le travail sur sa note en l'approfondissant avec les différents partis et en rencontrant les responsables du Bureau du Plan, de la Banque nationale et de l'Institut des comptes nationaux afin d'évaluer les effets des mesures proposées. Il va également s'entretenir avec les dirigeants de la Société fédérale de participation et d'investissement pour évoquer avec eux les enjeux du Pacte national d'investissement stratégique initié sous la législature précédente. Dans le cadre de sa mission, M. Magnette a par ailleurs rencontré l'ambassadeur du Royaume-Uni pour aborder avec lui le Brexit et la question de l'immigration. Il veut éviter que ne se reproduisent des drames semblables à celui qui a coûté la vie à 39 personnes découvertes en Grande Bretagne dans un camion qui avait transité par la Belgique. La concertation avec Londres et la France doit se poursuivre, plaide-t-il. L'informateur fera un nouveau rapport au Roi le 9 décembre.