Au PS, c'est la panique à tous les étages alors que le parti est éclaboussé par les affaires à une bonne année des prochaines élections (locales) et à deux ans du méga-scrutin régional, fédéral et européen.

Après des tergiversations au sein du parti, Paul Magnette, multipliant les interventions médiatiques, a décidé mardi dernier de porter un nouveau coup en insistant sur la nécessité d'opérer des réformes urgentes et notamment de mettre en place le mandat unique dès avant les vacances d'été, de manière à être en ordre de marche pour les élections de 2018. Comme il en a l'habitude, il a averti Elio Di Rupo de son initiative car, assurent ses proches, il n'a pas l'ambition, comme le pensent certains observateurs de commettre un "parricide". Un schéma de communication concerté a alors été défini, le président du PS annonçant sur Twitter, dans la foulée de l'intervention de Paul Magnette, un congrès statutaire extraordinaire le 2 juillet.

Paul Magnette n'est pas le seul à appeler à aller de l'avant, d'autres sont intervenus dans le même sens, dont le frais émoulu bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, son prédécesseur Charles Picqué, président du parlement bruxellois. Mais de l'autre côté, un important clan de députés-bourgmestres, qualifiés par d'aucuns de "bourgeoisie installée", mène la fronde contre le décumul intégral.

Alors que les tenants des réformes radicales sont dans un rôle plus libre, le président Di Rupo, personnellement favorable au décumul intégral, doit lui composer avec l'ensemble des cercles (Jeunes, Aînés, frondeurs, réformistes...). Cela l'avait amené, à la suite d'un recadrage de son Bureau, à soumettre le 3 juin le compromis de la Madeleine, annonciateur de réformes pour 2024 au plus tard, dans l'hypothèse ou les modifications législatives manqueraient à poindre. Mais là, ce fut la bronca, les militants ont refusé de s'exprimer sur une proposition jugée unilatérale et risquant de renvoyer le décumul aux calendes grecques. De l'avis des participants, le climat fut "insurrectionnel", conduisant Paul Magnette à accroître encore la pression sur son président. De son côté, Elio Di Rupo doit faire preuve de pédagogie. Il a rencontré jeudi les députés du groupe de la Chambre, quasiment tous bourgmestres ou échevins.

Les fédérations doivent à présent faire connaître leur position avant que leurs délégués ne s'expriment au congrès du 2 juillet. La proposition de réforme statutaire qui sera sur la table du Bureau de parti lundi matin, et qui servira de base à la discussion, n'était pas encore finalisée vendredi soir, signe que les tensions subsistent. Il s'agira notamment de trancher sur l'ampleur du décumul mais aussi d'envisager d'autres réformes de gouvernance.

Entre Paul Magnette et Elio Di Rupo, il y a des "tensions" qui s'expliquent par une "relation ambiguë" faite de "respect" de l'étoile montante pour celui qui l'a adoubé. Mais aujourd'hui, le successeur putatif estime que son mentor est "trop sous la coupe des barons". Pour autant, il ne vise pas sa place alors que le mandat d'Elio Di Rupo court jusqu'en 2019. "Il ne doit pas partir, il doit agir", a dit Paul Magnette à la RTBF, une formule que les observateurs voient comme étant "à mi-chemin entre la pression et l'encouragement" alors que la présidence du parti est "fragilisée".

Au PS, c'est la panique à tous les étages alors que le parti est éclaboussé par les affaires à une bonne année des prochaines élections (locales) et à deux ans du méga-scrutin régional, fédéral et européen. Après des tergiversations au sein du parti, Paul Magnette, multipliant les interventions médiatiques, a décidé mardi dernier de porter un nouveau coup en insistant sur la nécessité d'opérer des réformes urgentes et notamment de mettre en place le mandat unique dès avant les vacances d'été, de manière à être en ordre de marche pour les élections de 2018. Comme il en a l'habitude, il a averti Elio Di Rupo de son initiative car, assurent ses proches, il n'a pas l'ambition, comme le pensent certains observateurs de commettre un "parricide". Un schéma de communication concerté a alors été défini, le président du PS annonçant sur Twitter, dans la foulée de l'intervention de Paul Magnette, un congrès statutaire extraordinaire le 2 juillet. Paul Magnette n'est pas le seul à appeler à aller de l'avant, d'autres sont intervenus dans le même sens, dont le frais émoulu bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, son prédécesseur Charles Picqué, président du parlement bruxellois. Mais de l'autre côté, un important clan de députés-bourgmestres, qualifiés par d'aucuns de "bourgeoisie installée", mène la fronde contre le décumul intégral.Alors que les tenants des réformes radicales sont dans un rôle plus libre, le président Di Rupo, personnellement favorable au décumul intégral, doit lui composer avec l'ensemble des cercles (Jeunes, Aînés, frondeurs, réformistes...). Cela l'avait amené, à la suite d'un recadrage de son Bureau, à soumettre le 3 juin le compromis de la Madeleine, annonciateur de réformes pour 2024 au plus tard, dans l'hypothèse ou les modifications législatives manqueraient à poindre. Mais là, ce fut la bronca, les militants ont refusé de s'exprimer sur une proposition jugée unilatérale et risquant de renvoyer le décumul aux calendes grecques. De l'avis des participants, le climat fut "insurrectionnel", conduisant Paul Magnette à accroître encore la pression sur son président. De son côté, Elio Di Rupo doit faire preuve de pédagogie. Il a rencontré jeudi les députés du groupe de la Chambre, quasiment tous bourgmestres ou échevins. Les fédérations doivent à présent faire connaître leur position avant que leurs délégués ne s'expriment au congrès du 2 juillet. La proposition de réforme statutaire qui sera sur la table du Bureau de parti lundi matin, et qui servira de base à la discussion, n'était pas encore finalisée vendredi soir, signe que les tensions subsistent. Il s'agira notamment de trancher sur l'ampleur du décumul mais aussi d'envisager d'autres réformes de gouvernance. Entre Paul Magnette et Elio Di Rupo, il y a des "tensions" qui s'expliquent par une "relation ambiguë" faite de "respect" de l'étoile montante pour celui qui l'a adoubé. Mais aujourd'hui, le successeur putatif estime que son mentor est "trop sous la coupe des barons". Pour autant, il ne vise pas sa place alors que le mandat d'Elio Di Rupo court jusqu'en 2019. "Il ne doit pas partir, il doit agir", a dit Paul Magnette à la RTBF, une formule que les observateurs voient comme étant "à mi-chemin entre la pression et l'encouragement" alors que la présidence du parti est "fragilisée".