L'informateur adapte sa note en fonction des contributions qu'il reçoit des différents partis. "Les autorités publiques doivent mener un débat ouvert sur la migration, de manière objective et dans le respect des droits de l'homme", écrit-il en introduction du chapitre "asile et migration". Ce texte, qui remonte au 14 novembre, plaide notamment pour une modernisation des procédures de migration économique afin de les adapter aux réalités du marché de l'emploi. Il suggère également que les règles relatives au regroupement familial soient durcies (la N-VA a déposé une proposition de loi qui va dans ce sens, NDLR). La possibilité d'un statut de réfugié temporaire, qui expirerait à la fin d'un conflit donné, est aussi évoquée. Parallèlement, l'informateur va dans un sens contraire de l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken (N-VA), puisqu'il exclut la détention de familles avec enfants mineurs dans des centres fermés. Le texte de Paul Magnette préconise encore le contrôle parlementaire sur la délivrance de visas humanitaires et appelle à considérer les migrants en transit comme des victimes de la traite des êtres humains. Il tire également un trait sur la possibilité de visites domiciliaires qui avaient été gelées sous la législature précédente après une vive polémique. (Belga)