"Pour la première fois, on ressent de véritables difficultés à trouver des places d'accueil pour les demandeurs d'asile. En 2010-2011 (la crise des Balkans, NdlR), il y a aussi eu des critiques quand on a augmenté le nombre de places. Et puis des réactions quand on les a fermées parce que les gens estimaient que le contact avec les demandeurs d'asile était enrichissant. Mais aujourd'hui, on sent qu'il y a, en Flandre, un climat qui n'est pas favorable à l'accueil des migrants. Ce n'est pas le cas partout", explique Mme De Block. La thématique a été fort mis en avant lors des élections, souligne-t-elle et "le discours des partis extrémistes flamands a pris de l'ampleur". La libérale flamande estime que la N-VA fait de la "désinformation sur l'asile": "Il y a une manipulation des chiffres, on compare des pommes et des poires. C'est purement politique". Le parti nationaliste flamand a "perdu beaucoup d'électeurs qui sont allés au Vlaams Belang", détaille-t-elle. "La N-VA ne va pas aussi loin dans ses idées que le Vlaams Belang mais s'en rapproche de plus en plus", assure la ministre pointant néanmoins "un axe Vlaams Belang/N-VA" qui se forme au parlement. (Belga)