"Après l'élection illégitime de Nicolás Maduro en mai 2018, l'Europe soutient la restauration de la démocratie. Je salue le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté", a écrit M. Macron dans un tweet en français et en espagnol. Paris avait indiqué mercredi consulter ses partenaires européens sur la crise au Venezuela avant d'annoncer sa position officielle. L'Union européenne (UE) a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres et crédibles". Madrid a tenu un discours similaire jeudi: "Nous devons éviter que les choses empirent et ceci exige sans aucun doute un processus d'intervention pour garantir l'unique sortie possible que sont des élections", a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell. "La situation a changé radicalement. Il y a des morts, il y a eu une action violente. Nous ne pouvons pas être comme nous étions avant hier", a estimé le ministre devant la presse, tout en refusant de déclarer officiellement que l'Espagne est en faveur d'une reconnaissance de Juan Guaido. "Nous avons une opinion mais il n'y a pas lieu de l'exprimer dans une conférence de presse. (...) En ce moment, le plus important est d'aller vers des élections". Moscou, en revanche, a critiqué la position des pays occidentaux sur cette crise. Nicolas Maduro est le "président légitime" du Venezuela, a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en dénonçant "l'usurpation de pouvoir" par l'opposition. "Une ingérence étrangère destructrice, en particulier dans la situation actuelle extrêmement tendue, est inacceptable. (...) C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang", a également affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Nous appelons les hommes politiques vénézuéliens sains d'esprit, opposés au gouvernement légitime de N. Maduro, à ne pas devenir les pions d'une partie d'échecs étrangère", poursuit le communiqué, faisant nommément référence aux Etats-Unis, qui ont déclaré reconnaitre la légitimité de Juan Guaido. "Nous voyons dans les actions sans gêne de Washington une nouvelle démonstration de l'ignorance totale des normes et principes du droit international". La Russie est le deuxième créancier de Caracas après la Chine, et un important soutien politique et financier du Venezuela, pays asphyxié par une profonde crise économique. La Chine, justement, s'est contentée d'une réaction mesurée, appelant toutes les parties au calme et à la recherche d'une "solution politique". "La Chine encourage les efforts du gouvernement vénézuélien à maintenir l'indépendance et la stabilité de la souveraineté du pays", a indiqué la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. (Belga)

"Après l'élection illégitime de Nicolás Maduro en mai 2018, l'Europe soutient la restauration de la démocratie. Je salue le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté", a écrit M. Macron dans un tweet en français et en espagnol. Paris avait indiqué mercredi consulter ses partenaires européens sur la crise au Venezuela avant d'annoncer sa position officielle. L'Union européenne (UE) a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres et crédibles". Madrid a tenu un discours similaire jeudi: "Nous devons éviter que les choses empirent et ceci exige sans aucun doute un processus d'intervention pour garantir l'unique sortie possible que sont des élections", a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell. "La situation a changé radicalement. Il y a des morts, il y a eu une action violente. Nous ne pouvons pas être comme nous étions avant hier", a estimé le ministre devant la presse, tout en refusant de déclarer officiellement que l'Espagne est en faveur d'une reconnaissance de Juan Guaido. "Nous avons une opinion mais il n'y a pas lieu de l'exprimer dans une conférence de presse. (...) En ce moment, le plus important est d'aller vers des élections". Moscou, en revanche, a critiqué la position des pays occidentaux sur cette crise. Nicolas Maduro est le "président légitime" du Venezuela, a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en dénonçant "l'usurpation de pouvoir" par l'opposition. "Une ingérence étrangère destructrice, en particulier dans la situation actuelle extrêmement tendue, est inacceptable. (...) C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang", a également affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Nous appelons les hommes politiques vénézuéliens sains d'esprit, opposés au gouvernement légitime de N. Maduro, à ne pas devenir les pions d'une partie d'échecs étrangère", poursuit le communiqué, faisant nommément référence aux Etats-Unis, qui ont déclaré reconnaitre la légitimité de Juan Guaido. "Nous voyons dans les actions sans gêne de Washington une nouvelle démonstration de l'ignorance totale des normes et principes du droit international". La Russie est le deuxième créancier de Caracas après la Chine, et un important soutien politique et financier du Venezuela, pays asphyxié par une profonde crise économique. La Chine, justement, s'est contentée d'une réaction mesurée, appelant toutes les parties au calme et à la recherche d'une "solution politique". "La Chine encourage les efforts du gouvernement vénézuélien à maintenir l'indépendance et la stabilité de la souveraineté du pays", a indiqué la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. (Belga)