Cette discussion téléphonique, dont l'horaire n'a pas été communiqué, sera "un échange de clarification" pour "clarifier à la fois les conditions dans lesquelles cette annonce a été décidée et clarifier aussi les conditions d'un réengagement américain dans une relation d'alliés", a-t-il précisé à l'issue du Conseil des ministres. Elle se tiendra à "la demande du président des Etats-Unis", a rappelé l'Elysée. Emmanuel Macron en attend "des clarifications sur le choix américain de tenir un allié européen à l'écart d'échanges structurants sur une coopération dans l'Indopacifique", a expliqué la présidence. "Nous attendons de nos alliés qu'ils reconnaissent que les échanges et consultations qui auraient dû être conduites ne l'ont pas été et que cela pose une question de confiance dont il nous appartient désormais de tirer ensemble toutes les conséquences", selon elle. Le chef de l'Etat français attend aussi "l'engagement sur cette base d'un processus solide défini dans le temps et de haut niveau qui permette de créer les conditions d'un rétablissement de la confiance dans les actes et par des mesures concrètes et pas seulement par les mots". "Cela concerne notamment: l'importance stratégique de l'engagement français et européen dans l'Indopacifique; la pleine reconnaissance par nos alliés américains de la nécessité de renforcer la souveraineté européenne ainsi que l'importance de l'engagement croissant des Européens pour leur défense et leur sécurité ; l'engagement commun dans la lutte contre le terrorisme", a détaillé l'Elysée. L'entretien entre MM. Macron et Biden doit intervenir alors que Paris ne décolère pas après l'annonce, le 15 septembre, d'une nouvelle alliance stratégique entre l'Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), qui a torpillé un méga-contrat de sous-marins français à Canberra. (Belga)

Cette discussion téléphonique, dont l'horaire n'a pas été communiqué, sera "un échange de clarification" pour "clarifier à la fois les conditions dans lesquelles cette annonce a été décidée et clarifier aussi les conditions d'un réengagement américain dans une relation d'alliés", a-t-il précisé à l'issue du Conseil des ministres. Elle se tiendra à "la demande du président des Etats-Unis", a rappelé l'Elysée. Emmanuel Macron en attend "des clarifications sur le choix américain de tenir un allié européen à l'écart d'échanges structurants sur une coopération dans l'Indopacifique", a expliqué la présidence. "Nous attendons de nos alliés qu'ils reconnaissent que les échanges et consultations qui auraient dû être conduites ne l'ont pas été et que cela pose une question de confiance dont il nous appartient désormais de tirer ensemble toutes les conséquences", selon elle. Le chef de l'Etat français attend aussi "l'engagement sur cette base d'un processus solide défini dans le temps et de haut niveau qui permette de créer les conditions d'un rétablissement de la confiance dans les actes et par des mesures concrètes et pas seulement par les mots". "Cela concerne notamment: l'importance stratégique de l'engagement français et européen dans l'Indopacifique; la pleine reconnaissance par nos alliés américains de la nécessité de renforcer la souveraineté européenne ainsi que l'importance de l'engagement croissant des Européens pour leur défense et leur sécurité ; l'engagement commun dans la lutte contre le terrorisme", a détaillé l'Elysée. L'entretien entre MM. Macron et Biden doit intervenir alors que Paris ne décolère pas après l'annonce, le 15 septembre, d'une nouvelle alliance stratégique entre l'Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), qui a torpillé un méga-contrat de sous-marins français à Canberra. (Belga)