Si la droite au pouvoir depuis 2006, forte de ses 51 députés (sur 120), ne parvenait pas à trouver une majorité dans un délai de vingt jours, ce serait aux sociaux-démocrates (SDSM) de tenter leur chance. "Nous allons essayer de former un gouvernement, mais pas à n'importe quel prix", a insisté M. Gruevski dans un interview diffusée lundi. La vingtaine de députés de la minorité albanaise (20 à 25% de la population) apparaissent comme les faiseurs de roi de ce pays majoritairement slave orthodoxe. Leurs trois principaux partis se sont mis d'accord ce week-end sur des exigences, notamment un statut de langue officielle au niveau national pour l'albanais, et une meilleure représentation dans les instances nationales. Depuis les élections, les responsables politiques de la minorité albanaise ont été reçus à plusieurs reprises par le Premier ministre de l'Albanie voisine, Edi Rama. Les législatives du 11 décembre étaient destinées à sortir la Macédoine, pays candidat à l'Union européenne, de la grave crise politique qui la paralyse depuis début 2015. Cette crise a commencé quand le chef des sociaux-démocrates, Zoran Zaev, a rendu publiques des écoutes illégales de milliers de Macédoniens, selon lui diligentées par son rival. Leur contenu révélait des faits de corruption dans les plus hautes sphères du pouvoir et de l'administration. Mais faute de déboucher sur un vainqueur net, le scrutin de décembre ne semble pas de nature à stabiliser la situation politique. (Belga)

Si la droite au pouvoir depuis 2006, forte de ses 51 députés (sur 120), ne parvenait pas à trouver une majorité dans un délai de vingt jours, ce serait aux sociaux-démocrates (SDSM) de tenter leur chance. "Nous allons essayer de former un gouvernement, mais pas à n'importe quel prix", a insisté M. Gruevski dans un interview diffusée lundi. La vingtaine de députés de la minorité albanaise (20 à 25% de la population) apparaissent comme les faiseurs de roi de ce pays majoritairement slave orthodoxe. Leurs trois principaux partis se sont mis d'accord ce week-end sur des exigences, notamment un statut de langue officielle au niveau national pour l'albanais, et une meilleure représentation dans les instances nationales. Depuis les élections, les responsables politiques de la minorité albanaise ont été reçus à plusieurs reprises par le Premier ministre de l'Albanie voisine, Edi Rama. Les législatives du 11 décembre étaient destinées à sortir la Macédoine, pays candidat à l'Union européenne, de la grave crise politique qui la paralyse depuis début 2015. Cette crise a commencé quand le chef des sociaux-démocrates, Zoran Zaev, a rendu publiques des écoutes illégales de milliers de Macédoniens, selon lui diligentées par son rival. Leur contenu révélait des faits de corruption dans les plus hautes sphères du pouvoir et de l'administration. Mais faute de déboucher sur un vainqueur net, le scrutin de décembre ne semble pas de nature à stabiliser la situation politique. (Belga)