La cour pénale de Skopje rendait son verdict contre Saso Mijalkov, l'un des hommes les plus puissants du régime de l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski et 10 autres accusés jugés dans le scandale. "Personne n'est intouchable" dans le petit Etat des Balkans, a dit la cour. "Quand des responsables de ce niveau violent la loi, ils démolissent les fondations de l'Etat". Les services secrets avaient mis sur écoutes, hors de tout contrôle judiciaire, près de 5.000 numéros de téléphones entre 2008 et 2015. Le but des accusés et de leur entourage était d'obtenir des avantages politiques et économiques sur leurs concurrents. Parmi les cibles visées, des politiques au gouvernement comme dans l'opposition, des journalistes, des responsables d'ONG et d'autres personnalités influentes. L'opération avait été dévoilée en février 2015 par Zoran Zaev, le leader de l'opposition de l'époque, aujourd'hui Premier ministre. Ces révélations avaient plongé le pays dans une crise politique qui avait débouché sur la chute de Nikola Gruevski après une décennie de règne. L'ancien homme fort s'est réfugié en Hongrie en 2018 pour échapper à une condamnation pour corruption. En début de semaine, l'ancien chef du renseignement, cousin de Nikola Gruevski, a donné lieu à des spéculations sur une éventuelle cavale en disparaissant de la circulation pendant 48 heures. Il avait refait surface mardi en expliquant qu'il s'était placé à l'isolement de peur d'une contamination par le Covid-19. Parmi les autres condamnés, l'ancienne ministre de l'Intérieur Gordana Jankulovska a écopé de quatre ans de prison. La peine la plus lourde, soit 15 ans de réclusion, a été prononcée par contumace contre deux anciens agents secrets qui ont pris le large en Grèce. (Belga)

La cour pénale de Skopje rendait son verdict contre Saso Mijalkov, l'un des hommes les plus puissants du régime de l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski et 10 autres accusés jugés dans le scandale. "Personne n'est intouchable" dans le petit Etat des Balkans, a dit la cour. "Quand des responsables de ce niveau violent la loi, ils démolissent les fondations de l'Etat". Les services secrets avaient mis sur écoutes, hors de tout contrôle judiciaire, près de 5.000 numéros de téléphones entre 2008 et 2015. Le but des accusés et de leur entourage était d'obtenir des avantages politiques et économiques sur leurs concurrents. Parmi les cibles visées, des politiques au gouvernement comme dans l'opposition, des journalistes, des responsables d'ONG et d'autres personnalités influentes. L'opération avait été dévoilée en février 2015 par Zoran Zaev, le leader de l'opposition de l'époque, aujourd'hui Premier ministre. Ces révélations avaient plongé le pays dans une crise politique qui avait débouché sur la chute de Nikola Gruevski après une décennie de règne. L'ancien homme fort s'est réfugié en Hongrie en 2018 pour échapper à une condamnation pour corruption. En début de semaine, l'ancien chef du renseignement, cousin de Nikola Gruevski, a donné lieu à des spéculations sur une éventuelle cavale en disparaissant de la circulation pendant 48 heures. Il avait refait surface mardi en expliquant qu'il s'était placé à l'isolement de peur d'une contamination par le Covid-19. Parmi les autres condamnés, l'ancienne ministre de l'Intérieur Gordana Jankulovska a écopé de quatre ans de prison. La peine la plus lourde, soit 15 ans de réclusion, a été prononcée par contumace contre deux anciens agents secrets qui ont pris le large en Grèce. (Belga)