"Lors de notre sommet, nous ouvrirons un nouveau chapitre (de l'histoire de l'Otan, fondée en avril 1949) en approuvant l'initiative +NATO 2030+, un agenda ambitieux pour la sécurité et la défense", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse virtuelle. "Nous nous accorderons sur davantage de consultations, nous renforcerons notre défense collective, avec une posture militaire renforcée, un degré de préparation (des forces armées) accru et une réaffirmation des promesses faites (en 2014) en matière de dépenses de défense", a ajouté M. Stoltenberg, en faisant allusion aux 2% du Produit intérieur brut (PIB) à affecter aux budgets militaires. Il a justifié ces efforts accrus par le fait que les alliés doivent "répondre simultanément à de nombreuses menaces et défis" en cette ère de "concurrence mondiale" alors que la Russie et la Chine "repoussent l'ordre international fondé sur des règles" dans un contexte de menaces terroristes et de cyberattaques sophistiquées. Le secrétaire général a élaboré en début d'année un paquet de propositions visant à adapter l'Otan à l'horizon 2030, qui comprend notamment un accroissement des "financements communs" pour des actions militaires collectives destinées à favoriser "la défense et la dissuasion". M. Stoltenberg souhaite notamment, dans le cadre NATO 2030, déroger davantage à une règle fondamentale dans le fonctionnement de l'Alliance, le principe du "costs lie where they fall", qui consiste à imputer les coûts d'une participation à une opération à chaque pays, en fonction de sa contribution. Le nouveau mode de financement plus collectif soutiendrait le déploiement de nos groupements tactiques (les quatre gros bataillons multinationaux qui se succèdent dans les pays baltes et en Pologne pour dissuader la Russie de toute intervention), les missions dans ces mêmes pays et en Roumanie de police aérienne, les déploiements des forces navales permanentes et les exercices, la construction d'infrastructures. Cette proposition se heurte toutefois à l'opposition de certains pays membres, France en tête, alors que d'autres alliés estiment qu'il faut d'abord définir les besoins avant de décider d'affecter des fonds à différents projets. M. Stoltenberg s'est dit vendredi "confiant" que les dirigeants alliés adopteront lundi, lors de ce bref sommet - moins de trois heures -, un "agenda 2030 ambitieux". (Belga)

"Lors de notre sommet, nous ouvrirons un nouveau chapitre (de l'histoire de l'Otan, fondée en avril 1949) en approuvant l'initiative +NATO 2030+, un agenda ambitieux pour la sécurité et la défense", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse virtuelle. "Nous nous accorderons sur davantage de consultations, nous renforcerons notre défense collective, avec une posture militaire renforcée, un degré de préparation (des forces armées) accru et une réaffirmation des promesses faites (en 2014) en matière de dépenses de défense", a ajouté M. Stoltenberg, en faisant allusion aux 2% du Produit intérieur brut (PIB) à affecter aux budgets militaires. Il a justifié ces efforts accrus par le fait que les alliés doivent "répondre simultanément à de nombreuses menaces et défis" en cette ère de "concurrence mondiale" alors que la Russie et la Chine "repoussent l'ordre international fondé sur des règles" dans un contexte de menaces terroristes et de cyberattaques sophistiquées. Le secrétaire général a élaboré en début d'année un paquet de propositions visant à adapter l'Otan à l'horizon 2030, qui comprend notamment un accroissement des "financements communs" pour des actions militaires collectives destinées à favoriser "la défense et la dissuasion". M. Stoltenberg souhaite notamment, dans le cadre NATO 2030, déroger davantage à une règle fondamentale dans le fonctionnement de l'Alliance, le principe du "costs lie where they fall", qui consiste à imputer les coûts d'une participation à une opération à chaque pays, en fonction de sa contribution. Le nouveau mode de financement plus collectif soutiendrait le déploiement de nos groupements tactiques (les quatre gros bataillons multinationaux qui se succèdent dans les pays baltes et en Pologne pour dissuader la Russie de toute intervention), les missions dans ces mêmes pays et en Roumanie de police aérienne, les déploiements des forces navales permanentes et les exercices, la construction d'infrastructures. Cette proposition se heurte toutefois à l'opposition de certains pays membres, France en tête, alors que d'autres alliés estiment qu'il faut d'abord définir les besoins avant de décider d'affecter des fonds à différents projets. M. Stoltenberg s'est dit vendredi "confiant" que les dirigeants alliés adopteront lundi, lors de ce bref sommet - moins de trois heures -, un "agenda 2030 ambitieux". (Belga)