"J'espère un accord, mais je suis conscient que des discussions sont encore nécessaires cet après-midi pour rassurer certains pays", a indiqué l'ancien Premier ministre belge. La réunion des 27 chefs d'État et de gouvernement - le Britannique Boris Johnson est resté au Royaume-Uni où se déroulent des élections législatives - vise notamment à adopter formellement l'objectif de neutralité climatique pour 2050, qui consiste à réduire au maximum les émissions de CO2 et compenser le reste par des dispositifs d'absorption (par les sols et les forêts, par la technologie). En juin, l'UE n'avait pas réussi à trouver l'unanimité. Trois pays, encore très dépendants des énergies fossiles, en particulier le charbon, résistent par crainte d'une transition énergétique douloureuse, en particulier sur le plan social: la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. M. Michel a souligné la nécessité de rassurer certains pays sur les capacités d'investissements massifs dans l'économie verte, en tenant compte de l'aspect social et de la situation de départ de chaque pays. La discussion rejoindra nécessairement celle sur la programmation budgétaire 2021-2027, l'autre gros dossier de ce sommet. L'objectif n'est pas d'aboutir dès ce jeudi ou vendredi, tant la situation est complexe: alors que le Royaume-Uni ne devrait plus contribuer au prochain budget de l'UE, des pays dépendant des politiques classiques (agriculture, fonds de cohésion) se battent pour maintenir les financements au même niveau que sous la programmation précédente. Il faut dans le même temps financer des politiques nouvelles (innovation, migration, changement climatique, défense, etc.), alors qu'une série de pays du nord sont traditionnellement réticents à augmenter le poids budgétaire de l'Union sans garanties de bonne gestion dans certains pays du sud. Les autres points d'attention de ce sommet porteront sur la paralysie de l'OMC, les relations avec la Russie, la Conférence sur le futur de l'Europe, le partenariat avec l'Afrique, l'union monétaire et l'union bancaire, ainsi que sur l'inévitable Brexit. Ce point sera abordé vendredi midi, après avoir pris connaissance des résultats des élections au Royaume-Uni. (Belga)

"J'espère un accord, mais je suis conscient que des discussions sont encore nécessaires cet après-midi pour rassurer certains pays", a indiqué l'ancien Premier ministre belge. La réunion des 27 chefs d'État et de gouvernement - le Britannique Boris Johnson est resté au Royaume-Uni où se déroulent des élections législatives - vise notamment à adopter formellement l'objectif de neutralité climatique pour 2050, qui consiste à réduire au maximum les émissions de CO2 et compenser le reste par des dispositifs d'absorption (par les sols et les forêts, par la technologie). En juin, l'UE n'avait pas réussi à trouver l'unanimité. Trois pays, encore très dépendants des énergies fossiles, en particulier le charbon, résistent par crainte d'une transition énergétique douloureuse, en particulier sur le plan social: la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. M. Michel a souligné la nécessité de rassurer certains pays sur les capacités d'investissements massifs dans l'économie verte, en tenant compte de l'aspect social et de la situation de départ de chaque pays. La discussion rejoindra nécessairement celle sur la programmation budgétaire 2021-2027, l'autre gros dossier de ce sommet. L'objectif n'est pas d'aboutir dès ce jeudi ou vendredi, tant la situation est complexe: alors que le Royaume-Uni ne devrait plus contribuer au prochain budget de l'UE, des pays dépendant des politiques classiques (agriculture, fonds de cohésion) se battent pour maintenir les financements au même niveau que sous la programmation précédente. Il faut dans le même temps financer des politiques nouvelles (innovation, migration, changement climatique, défense, etc.), alors qu'une série de pays du nord sont traditionnellement réticents à augmenter le poids budgétaire de l'Union sans garanties de bonne gestion dans certains pays du sud. Les autres points d'attention de ce sommet porteront sur la paralysie de l'OMC, les relations avec la Russie, la Conférence sur le futur de l'Europe, le partenariat avec l'Afrique, l'union monétaire et l'union bancaire, ainsi que sur l'inévitable Brexit. Ce point sera abordé vendredi midi, après avoir pris connaissance des résultats des élections au Royaume-Uni. (Belga)