M. Juncker était attendu le 29 novembre à la Cité judiciaire de Luxembourg, en tant que témoin dans un procès sur de présumés agissements illégaux du service de renseignement luxembourgeois, à l'époque où il était Premier ministre du Grand-Duché. "En raison d'un empêchement imprévu, monsieur Jean-Claude Juncker ne pourra se présenter aux dates initialement prévues, le procès dit +SREL+ doit être remis à une date ultérieure", a annoncé l'administration judiciaire dans un bref communiqué mardi, sans donner de nouvelles dates. Ce procès doit faire la lumière sur l'affaire des écoutes du SREL, le Service de renseignement de l'Etat du Luxembourg, remontant aux années 2000. Trois hommes sont annoncés sur le banc des prévenus, dont l'ancien directeur du SREL de 2003 à 2010, Marco Mille, à qui il est reproché d'avoir ordonné des écoutes illégales d'hommes d'affaires. Les prévenus sont soupçonnés d'avoir enfreint les lois sur la protection de la vie privée et des données personnelles. Ils doivent aussi répondre du chef de "détournement sinon recel" d'un CD crypté qui pourrait contenir une conversation datant de 2007 entre Jean-Claude Juncker et le Grand-Duc Henri concernant l'affaire du "Bommeleeër" (poseur de bombe en luxembourgeois). Cette affaire, jamais résolue, a secoué le Grand-Duché entre 1984 et 1986 avec une vingtaine d'explosions de bombes qui ont fait cinq blessés au total. Jean-Claude Juncker, qui en tant que Premier ministre (1995-2013) était l'autorité de tutelle du SREL, avait été accusé fin 2012 d'avoir couvert des agissements illégaux de ce service (écoutes, fichage etc), ce qui avait débouché sur une enquête parlementaire. Il n'a toutefois jamais été inculpé. Au total, huit audiences sont prévues. (Belga)

M. Juncker était attendu le 29 novembre à la Cité judiciaire de Luxembourg, en tant que témoin dans un procès sur de présumés agissements illégaux du service de renseignement luxembourgeois, à l'époque où il était Premier ministre du Grand-Duché. "En raison d'un empêchement imprévu, monsieur Jean-Claude Juncker ne pourra se présenter aux dates initialement prévues, le procès dit +SREL+ doit être remis à une date ultérieure", a annoncé l'administration judiciaire dans un bref communiqué mardi, sans donner de nouvelles dates. Ce procès doit faire la lumière sur l'affaire des écoutes du SREL, le Service de renseignement de l'Etat du Luxembourg, remontant aux années 2000. Trois hommes sont annoncés sur le banc des prévenus, dont l'ancien directeur du SREL de 2003 à 2010, Marco Mille, à qui il est reproché d'avoir ordonné des écoutes illégales d'hommes d'affaires. Les prévenus sont soupçonnés d'avoir enfreint les lois sur la protection de la vie privée et des données personnelles. Ils doivent aussi répondre du chef de "détournement sinon recel" d'un CD crypté qui pourrait contenir une conversation datant de 2007 entre Jean-Claude Juncker et le Grand-Duc Henri concernant l'affaire du "Bommeleeër" (poseur de bombe en luxembourgeois). Cette affaire, jamais résolue, a secoué le Grand-Duché entre 1984 et 1986 avec une vingtaine d'explosions de bombes qui ont fait cinq blessés au total. Jean-Claude Juncker, qui en tant que Premier ministre (1995-2013) était l'autorité de tutelle du SREL, avait été accusé fin 2012 d'avoir couvert des agissements illégaux de ce service (écoutes, fichage etc), ce qui avait débouché sur une enquête parlementaire. Il n'a toutefois jamais été inculpé. Au total, huit audiences sont prévues. (Belga)