Depuis sa réélection contestée le 9 août, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 26 ans, fait face à un mouvement de protestation historique qui réunit chaque semaine des dizaines de milliers de manifestants, malgré la répression policière et les arrestations. Après quasiment trois mois de contestation, Alexandre Loukachenko a limogé jeudi son ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, sanctionné début octobre par l'Union européenne pour son rôle dans les violences contre les manifestants. Il a nommé à sa place Ivan Koubrakov, qui dirigeait auparavant la police de Minsk. Ce dernier a été remplacé à ce poste par Mikhaïl Grib. Selon l'agence officielle Belta, Alexandre Loukachenko a rencontré vendredi les deux hommes en soulignant que de leur travail "efficace" dépendent "comme jamais, la stabilité et le bien-être" du pays. Les autorités ont par ailleurs fermé jeudi leurs frontières terrestres du Bélarus avec ses voisins, excepté la Russie, évoquant des raisons sanitaires liées au coronavirus. "Le régime se décompose de l'intérieur. La fermeture des frontières et ces nouvelles nominations sont un signe d'un affaiblissement de son pouvoir", a estimé pour sa part Svetlana Tikhanovskaïa, la principale opposante bélarusse en exil. "Il prend des décisions incohérentes car il panique", a-t-elle affirmé, dans un communiqué sur la messagerie Telegram. Ces changements au sein de l'appareil sécuritaire interviennent alors que l'opposition a appelé lundi à une grève nationale pour faire plier le pouvoir. Jusqu'à présent, le mouvement, face aux pressions, n'a pas débouché sur une paralysie de l'économie, en grande partie contrôlée par l'Etat, mais il a été suivi de multiples actions de protestations d'étudiants. (Belga)

Depuis sa réélection contestée le 9 août, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 26 ans, fait face à un mouvement de protestation historique qui réunit chaque semaine des dizaines de milliers de manifestants, malgré la répression policière et les arrestations. Après quasiment trois mois de contestation, Alexandre Loukachenko a limogé jeudi son ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, sanctionné début octobre par l'Union européenne pour son rôle dans les violences contre les manifestants. Il a nommé à sa place Ivan Koubrakov, qui dirigeait auparavant la police de Minsk. Ce dernier a été remplacé à ce poste par Mikhaïl Grib. Selon l'agence officielle Belta, Alexandre Loukachenko a rencontré vendredi les deux hommes en soulignant que de leur travail "efficace" dépendent "comme jamais, la stabilité et le bien-être" du pays. Les autorités ont par ailleurs fermé jeudi leurs frontières terrestres du Bélarus avec ses voisins, excepté la Russie, évoquant des raisons sanitaires liées au coronavirus. "Le régime se décompose de l'intérieur. La fermeture des frontières et ces nouvelles nominations sont un signe d'un affaiblissement de son pouvoir", a estimé pour sa part Svetlana Tikhanovskaïa, la principale opposante bélarusse en exil. "Il prend des décisions incohérentes car il panique", a-t-elle affirmé, dans un communiqué sur la messagerie Telegram. Ces changements au sein de l'appareil sécuritaire interviennent alors que l'opposition a appelé lundi à une grève nationale pour faire plier le pouvoir. Jusqu'à présent, le mouvement, face aux pressions, n'a pas débouché sur une paralysie de l'économie, en grande partie contrôlée par l'Etat, mais il a été suivi de multiples actions de protestations d'étudiants. (Belga)