"La tentative d'organiser un massacre dans le centre de Minsk est évidente", a-t-il affirmé lors de son discours à la nation, accusant la Russie de "mensonge" au sujet des personnes arrêtées, car "ils ont tout raconté". Moscou a indiqué après l'arrestation au Bélarus de ces 33 hommes, membres du groupe militaire privé Wagner selon Minsk, qu'ils étaient en transit pour rejoindre d'autres destinations. Cette organisation opaque est accusée de longue date d'envoyer des mercenaires combattre dans des zones où la Russie ne souhaite pas intervenir officiellement. "C'est des mensonges: sur Istanbul, sur le Venezuela, l'Afrique et la Libye. Ces gens ont avoué, ils ont été envoyés spécialement au Bélarus", a lâché le président Loukachenko, devant des invités et les élus du Parlement. Il a affirmé qu'une "autre unité" avait été envoyée dans le sud du pays: "on doit la pourchasser dans les forêts et l'attraper", a-t-il martelé. L'arrestation de ces suspects a encore accru les tensions avec la Russie, pourtant le plus proche allié historique du Bélarus. "Vous êtes en retard d'un quart de siècle, nous sommes ancrés fermement dans l'avenir, nous ne vous abandonnerons pas le pays. L'indépendance ça coûte cher, mais elle en vaut le coût", a encore dit M. Loukachenko, semblant une fois encore s'adresser à la Russie qu'il accuse depuis des mois de vouloir faire du Bélarus un vassal. M. Loukachenko, 65 ans dont 26 au pouvoir, est confronté à une mobilisation sans précédent à Minsk, comme en province, des partisans de l'opposition derrière une candidate surprise, Svetlana Tikhanovskaïa. Cette professeure d'anglais de formation de 37 ans a pris la place de son mari, Sergueï, dans la course à la présidence après l'arrestation de ce dernier en mai. Les autorités accusent désormais son mari d'avoir comploté avec le groupe Wagner pour orchestrer des émeutes à l'occasion de la présidentielle, des accusations fantaisistes selon Moscou et ses détracteurs. Dans son discours, M. Loukachenko a aussi qualifié de "pauvres nanas" Svetlana Tikhanovskaïa et ses deux alliées, l'ex-directrice de campagne d'un rival emprisonné du président et l'épouse d'un opposant qui s'est exilé, y voyant des marionnettes aux mains de manipulateurs. "Elles ne comprennent rien à ce qu'elles disent, de ce qu'elles font", a-t-il lâché, "on ne dirige pas un pays en sortant de nulle part". Transpirant à grosses gouttes lors de ce discours d'environ deux heures, M. Loukachenko a commencé son adresse à la nation en louant la stabilité du Bélarus dans un monde en chaos. "Toute la planète tremble (...) le Bélarus, est le seul endroit calme au coeur de l'Eurasie", a-t-il proclamé. M. Loukachenko, qui avait toujours minimisé la gravité de la pandémie de coronavirus, a soudain proclamé que sous sa direction, elle avait été largement enrayée dans son pays. Lui-même a été contaminé, mais dit n'avoir pas eu de symptômes. (Belga)

"La tentative d'organiser un massacre dans le centre de Minsk est évidente", a-t-il affirmé lors de son discours à la nation, accusant la Russie de "mensonge" au sujet des personnes arrêtées, car "ils ont tout raconté". Moscou a indiqué après l'arrestation au Bélarus de ces 33 hommes, membres du groupe militaire privé Wagner selon Minsk, qu'ils étaient en transit pour rejoindre d'autres destinations. Cette organisation opaque est accusée de longue date d'envoyer des mercenaires combattre dans des zones où la Russie ne souhaite pas intervenir officiellement. "C'est des mensonges: sur Istanbul, sur le Venezuela, l'Afrique et la Libye. Ces gens ont avoué, ils ont été envoyés spécialement au Bélarus", a lâché le président Loukachenko, devant des invités et les élus du Parlement. Il a affirmé qu'une "autre unité" avait été envoyée dans le sud du pays: "on doit la pourchasser dans les forêts et l'attraper", a-t-il martelé. L'arrestation de ces suspects a encore accru les tensions avec la Russie, pourtant le plus proche allié historique du Bélarus. "Vous êtes en retard d'un quart de siècle, nous sommes ancrés fermement dans l'avenir, nous ne vous abandonnerons pas le pays. L'indépendance ça coûte cher, mais elle en vaut le coût", a encore dit M. Loukachenko, semblant une fois encore s'adresser à la Russie qu'il accuse depuis des mois de vouloir faire du Bélarus un vassal. M. Loukachenko, 65 ans dont 26 au pouvoir, est confronté à une mobilisation sans précédent à Minsk, comme en province, des partisans de l'opposition derrière une candidate surprise, Svetlana Tikhanovskaïa. Cette professeure d'anglais de formation de 37 ans a pris la place de son mari, Sergueï, dans la course à la présidence après l'arrestation de ce dernier en mai. Les autorités accusent désormais son mari d'avoir comploté avec le groupe Wagner pour orchestrer des émeutes à l'occasion de la présidentielle, des accusations fantaisistes selon Moscou et ses détracteurs. Dans son discours, M. Loukachenko a aussi qualifié de "pauvres nanas" Svetlana Tikhanovskaïa et ses deux alliées, l'ex-directrice de campagne d'un rival emprisonné du président et l'épouse d'un opposant qui s'est exilé, y voyant des marionnettes aux mains de manipulateurs. "Elles ne comprennent rien à ce qu'elles disent, de ce qu'elles font", a-t-il lâché, "on ne dirige pas un pays en sortant de nulle part". Transpirant à grosses gouttes lors de ce discours d'environ deux heures, M. Loukachenko a commencé son adresse à la nation en louant la stabilité du Bélarus dans un monde en chaos. "Toute la planète tremble (...) le Bélarus, est le seul endroit calme au coeur de l'Eurasie", a-t-il proclamé. M. Loukachenko, qui avait toujours minimisé la gravité de la pandémie de coronavirus, a soudain proclamé que sous sa direction, elle avait été largement enrayée dans son pays. Lui-même a été contaminé, mais dit n'avoir pas eu de symptômes. (Belga)