Selon Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 dans cette ex-république soviétique située aux portes de l'Union européenne, "98% (des Bélarusses) voteraient contre l'unification des deux pays ou, comme beaucoup le voient en Russie, l'intégration du Bélarus au sein de la Russie". "Ce n'est pas parce que notre société a une vision négative de la Russie", a-t-il ajouté au cours de sa conférence de presse annuelle à Minsk. "Les Bélarusses veulent aujourd'hui être ensemble avec la Russie, mais vivre dans leur propre maison." Les spéculations vont bon train depuis plusieurs semaines sur de présumées pressions de la Russie visant à former un seul pays, avec en ligne de fond le maintien au pouvoir du président russe Vladimir Poutine après la fin de son mandat actuel en 2024. "Je pense qu'il faut suivre ce chemin (de deux pays séparés, ndlr) et en discutant de cette question avec le président russe, nous avons convenu qu'il ne faut pas aujourd'hui aggraver la situation. Il ne faut faire aucun pas qui pourrait faire du tort", a poursuivi M. Loukachenko. Répondant à des questions de la presse sur ces déclarations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de les commenter, tout en vantant les "relations chaleureuses" entre les deux pays. En décembre, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré que Moscou était prêt à une plus grande intégration avec le Bélarus, via notamment une monnaie, une justice et des douanes communes, conformément à un traité de 1999 mais jamais mis en pratique. Ces propos ont provoqué la fureur d'Alexandre Loukachenko, qui multiplie depuis les propos virulents contre son voisin. Le Bélarus est le plus proche allié de la Russie mais les relations entre les deux pays connaissent régulièrement des pics de tensions. Récemment, la Russie a modifié sa fiscalité d'une manière défavorable pour le Bélarus, qui lui reproche des pressions financières visant à maintenir sa domination politique sur son voisin. Moscou, de son côté, estime ne pas avoir à subventionner le Bélarus sans contrepartie. (Belga)

Selon Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 dans cette ex-république soviétique située aux portes de l'Union européenne, "98% (des Bélarusses) voteraient contre l'unification des deux pays ou, comme beaucoup le voient en Russie, l'intégration du Bélarus au sein de la Russie". "Ce n'est pas parce que notre société a une vision négative de la Russie", a-t-il ajouté au cours de sa conférence de presse annuelle à Minsk. "Les Bélarusses veulent aujourd'hui être ensemble avec la Russie, mais vivre dans leur propre maison." Les spéculations vont bon train depuis plusieurs semaines sur de présumées pressions de la Russie visant à former un seul pays, avec en ligne de fond le maintien au pouvoir du président russe Vladimir Poutine après la fin de son mandat actuel en 2024. "Je pense qu'il faut suivre ce chemin (de deux pays séparés, ndlr) et en discutant de cette question avec le président russe, nous avons convenu qu'il ne faut pas aujourd'hui aggraver la situation. Il ne faut faire aucun pas qui pourrait faire du tort", a poursuivi M. Loukachenko. Répondant à des questions de la presse sur ces déclarations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de les commenter, tout en vantant les "relations chaleureuses" entre les deux pays. En décembre, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré que Moscou était prêt à une plus grande intégration avec le Bélarus, via notamment une monnaie, une justice et des douanes communes, conformément à un traité de 1999 mais jamais mis en pratique. Ces propos ont provoqué la fureur d'Alexandre Loukachenko, qui multiplie depuis les propos virulents contre son voisin. Le Bélarus est le plus proche allié de la Russie mais les relations entre les deux pays connaissent régulièrement des pics de tensions. Récemment, la Russie a modifié sa fiscalité d'une manière défavorable pour le Bélarus, qui lui reproche des pressions financières visant à maintenir sa domination politique sur son voisin. Moscou, de son côté, estime ne pas avoir à subventionner le Bélarus sans contrepartie. (Belga)