"Au cours des consultations pour le sommet européen, je conseillerai aux 27 membres de l'UE d'être prêts à accorder une longue prorogation si le Royaume-Uni accepte de repenser sa stratégie pour le Brexit et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci", a-t-il annoncé dans un message publié via son compte twitter. Le président a posté son message au lendemain du vote au parlement britannique rejetant tout scénario d'un Brexit sans accord avec l'UE. Dans la foulée, la Première ministre, Theresa May, a annoncé qu'elle soumettrait pour la troisième fois au vote des parlementaires son projet d'accord toujours rejeté jusqu'à présent. Cette initiative s'apparente à un ultimatum aux partisans d'un Brexit dur: il faut soutenir l'accord au risque d'entrer dans une prolongation qui pourrait réduire à néant le Brexit lui-même. Le vote interviendra avant le sommet européen des 21 et 22 mars. Si l'accord est finalement approuvé, Mme May demandera à ses collègues une courte prolongation de nature technique, jusqu'au 30 juin. Il est vraisemblable qu'elle lui sera accordée. Cet appel de Donald Tusk à un changement de position de Londres fait écho aux déclarations du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier mercredi, qui a appelé le Royaume-Uni à se positionner clairement sur le type de relation post-Brexit qu'il veut bâtir avec l'UE. En substance, les dirigeants européens veulent inciter le gouvernement britannique à changer son modèle de Brexit, pour une séparation plus douce qui lui permettrait par exemple de rester dans une union douanière avec l'UE. (Belga)

"Au cours des consultations pour le sommet européen, je conseillerai aux 27 membres de l'UE d'être prêts à accorder une longue prorogation si le Royaume-Uni accepte de repenser sa stratégie pour le Brexit et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci", a-t-il annoncé dans un message publié via son compte twitter. Le président a posté son message au lendemain du vote au parlement britannique rejetant tout scénario d'un Brexit sans accord avec l'UE. Dans la foulée, la Première ministre, Theresa May, a annoncé qu'elle soumettrait pour la troisième fois au vote des parlementaires son projet d'accord toujours rejeté jusqu'à présent. Cette initiative s'apparente à un ultimatum aux partisans d'un Brexit dur: il faut soutenir l'accord au risque d'entrer dans une prolongation qui pourrait réduire à néant le Brexit lui-même. Le vote interviendra avant le sommet européen des 21 et 22 mars. Si l'accord est finalement approuvé, Mme May demandera à ses collègues une courte prolongation de nature technique, jusqu'au 30 juin. Il est vraisemblable qu'elle lui sera accordée. Cet appel de Donald Tusk à un changement de position de Londres fait écho aux déclarations du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier mercredi, qui a appelé le Royaume-Uni à se positionner clairement sur le type de relation post-Brexit qu'il veut bâtir avec l'UE. En substance, les dirigeants européens veulent inciter le gouvernement britannique à changer son modèle de Brexit, pour une séparation plus douce qui lui permettrait par exemple de rester dans une union douanière avec l'UE. (Belga)