Alors que le gouvernement britannique mené par le premier ministre Boris Johnson veut définir la posture qui sera la sienne après le retrait du pays de l'UE, "il devra ensuite, bien sûr, en assumer les conséquences - à savoir une économie moins étroitement liée", prévient la chancelière allemande dans une interview accordée aux quotidiens du réseau Europa, dont Le Monde. Sorti de l'UE le 31 janvier, le Royaume-Uni négocie désormais avec Bruxelles pour tenter d'établir une relation commerciale avantageuse avec le bloc européen à la fin de la période de transition s'achevant à la fin de l'année. L'Allemagne va prendre le 1er juillet pour six mois la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. "Nous devons nous défaire de l'idée que c'est nous qui définissons ce que le Royaume-Uni devrait vouloir", assène la chancelière, qui a par le passé toujours redoublé d'efforts pour éviter un Brexit dur. "Le Royaume-Uni définit et nous, en tant qu'UE à vingt-sept, apportons la réponse appropriée", affirme-t-elle désormais. "Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l'Europe en matière d'environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité", ajoute-t-elle. L'UE se retrouve quant à elle face à des négociations dures sur le fonds de relance de 750 milliards d'euros destiné à apporter une réponse aux pays européens les plus touchés par les effets de la pandémie du coronavirus. Ce fonds "ne peut pas résoudre tous les problèmes de l'Europe", mais il faut, selon Mme Merkel, "agir rapidement face à la pandémie" vu l'état de l'économie européenne avec des taux de chômage pouvant devenir très élevés dans certains pays. Ceci pourrait "avoir un impact politique explosif" et donc aggraver les "menaces contre la démocratie", prévient-elle. "Pour que l'Europe survive, son économie doit aussi survivre", assure la chancelière. (Belga)

Alors que le gouvernement britannique mené par le premier ministre Boris Johnson veut définir la posture qui sera la sienne après le retrait du pays de l'UE, "il devra ensuite, bien sûr, en assumer les conséquences - à savoir une économie moins étroitement liée", prévient la chancelière allemande dans une interview accordée aux quotidiens du réseau Europa, dont Le Monde. Sorti de l'UE le 31 janvier, le Royaume-Uni négocie désormais avec Bruxelles pour tenter d'établir une relation commerciale avantageuse avec le bloc européen à la fin de la période de transition s'achevant à la fin de l'année. L'Allemagne va prendre le 1er juillet pour six mois la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. "Nous devons nous défaire de l'idée que c'est nous qui définissons ce que le Royaume-Uni devrait vouloir", assène la chancelière, qui a par le passé toujours redoublé d'efforts pour éviter un Brexit dur. "Le Royaume-Uni définit et nous, en tant qu'UE à vingt-sept, apportons la réponse appropriée", affirme-t-elle désormais. "Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l'Europe en matière d'environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité", ajoute-t-elle. L'UE se retrouve quant à elle face à des négociations dures sur le fonds de relance de 750 milliards d'euros destiné à apporter une réponse aux pays européens les plus touchés par les effets de la pandémie du coronavirus. Ce fonds "ne peut pas résoudre tous les problèmes de l'Europe", mais il faut, selon Mme Merkel, "agir rapidement face à la pandémie" vu l'état de l'économie européenne avec des taux de chômage pouvant devenir très élevés dans certains pays. Ceci pourrait "avoir un impact politique explosif" et donc aggraver les "menaces contre la démocratie", prévient-elle. "Pour que l'Europe survive, son économie doit aussi survivre", assure la chancelière. (Belga)