"Nous prenons des mesures limitées et raisonnables pour clarifier des éléments spécifiques du protocole d'Irlande du Nord dans le droit interne afin de lever toute ambiguïté et de garantir que le gouvernement est toujours en mesure de respecter ses engagements envers le peuple d'Irlande du Nord," a déclaré un porte-parole de Downing Street. Selon des informations du quotidien Financial Times, le gouvernement britannique va présenter un texte de loi mercredi revenant sur certaines parties de l'accord encadrant la sortie de l'UE le 31 janvier dernier, dont les règlementations douanières en Irlande du Nord. Les dispositions en question prévoient le maintien de certaines règles de l'UE dans la province britannique afin de garantir l'absence de frontière physique entre République d'Irlande et Irlande du Nord (partie du Royaume-Uni), et éviter la résurgence de tensions dans cette région. L'accord de retrait conclu après moult péripéties l'an dernier, qui a mené à la sortie du Royaume-Uni de l'UE à la fin du mois de janvier 2020, était accompagné d'un "protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord", qui n'a normalement pas vocation à être modifié. Ce protocole, "solution pleinement opérationnelle sur le plan juridique" selon la Commission, deviendra applicable à la fin de la période de transition, soit au Nouvel An prochain. Parallèlement à l'accord de retrait avec protocole, Londres et Bruxelles avaient signé fin 2019 une "déclaration politique", qui elle est censée former la base des relations futures entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les deux parties négocient (difficilement, et sans succès jusqu'ici) un vaste accord qui doit développer cette base et régler leurs futurs liens commerciaux à partir de 2021, mais aussi leur coopération dans les domaines de la justice, de la défense et de la sécurité, entre autres. A de multiples reprises, l'UE a souligné que les accords signés en 2019 étaient définitifs et devaient être respectés, s'énervant des remises en cause de la part de Londres. Dans ce contexte, la nouvelle de lundi a renouvelé les inquiétudes. "Tout ce qui a été signé dans le passé doit être respecté. C'est le gage de la confiance pour l'avenir", a rappelé le négociateur européen Michel Barnier, sur la radio française France Inter. Le Français abordera le dossier auprès de son homologue britannique David Frost lors du huitième round de négociations post-Brexit qui a lieu à Londres de mardi à jeudi. (Belga)

"Nous prenons des mesures limitées et raisonnables pour clarifier des éléments spécifiques du protocole d'Irlande du Nord dans le droit interne afin de lever toute ambiguïté et de garantir que le gouvernement est toujours en mesure de respecter ses engagements envers le peuple d'Irlande du Nord," a déclaré un porte-parole de Downing Street. Selon des informations du quotidien Financial Times, le gouvernement britannique va présenter un texte de loi mercredi revenant sur certaines parties de l'accord encadrant la sortie de l'UE le 31 janvier dernier, dont les règlementations douanières en Irlande du Nord. Les dispositions en question prévoient le maintien de certaines règles de l'UE dans la province britannique afin de garantir l'absence de frontière physique entre République d'Irlande et Irlande du Nord (partie du Royaume-Uni), et éviter la résurgence de tensions dans cette région. L'accord de retrait conclu après moult péripéties l'an dernier, qui a mené à la sortie du Royaume-Uni de l'UE à la fin du mois de janvier 2020, était accompagné d'un "protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord", qui n'a normalement pas vocation à être modifié. Ce protocole, "solution pleinement opérationnelle sur le plan juridique" selon la Commission, deviendra applicable à la fin de la période de transition, soit au Nouvel An prochain. Parallèlement à l'accord de retrait avec protocole, Londres et Bruxelles avaient signé fin 2019 une "déclaration politique", qui elle est censée former la base des relations futures entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les deux parties négocient (difficilement, et sans succès jusqu'ici) un vaste accord qui doit développer cette base et régler leurs futurs liens commerciaux à partir de 2021, mais aussi leur coopération dans les domaines de la justice, de la défense et de la sécurité, entre autres. A de multiples reprises, l'UE a souligné que les accords signés en 2019 étaient définitifs et devaient être respectés, s'énervant des remises en cause de la part de Londres. Dans ce contexte, la nouvelle de lundi a renouvelé les inquiétudes. "Tout ce qui a été signé dans le passé doit être respecté. C'est le gage de la confiance pour l'avenir", a rappelé le négociateur européen Michel Barnier, sur la radio française France Inter. Le Français abordera le dossier auprès de son homologue britannique David Frost lors du huitième round de négociations post-Brexit qui a lieu à Londres de mardi à jeudi. (Belga)