Les images montrant Darryn Frost, avec cette longue défense de cétacé en main, puis immobilisant l'agresseur au sol, ont fait le tour du monde. Employé au service communication du ministère britannique de la Justice, ce Sud-Africain de 38 ans était présent sur les lieux où le djihadiste Usman Khan, 28 ans a mené son attaque -- revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI) -- alors qu'il participait à un programme de réhabilitation pour anciens détenus. Installé à Londres depuis 14 ans, Darryn Frost a raconté à l'agence de presse britannique Press Association avoir "entendu du bruit" venant de l'étage du dessous, avant de se précipiter pour intervenir. "J'ai décroché la défense de narval du mur pour l'utiliser pour me défendre, ainsi que les autres, de l'assaillant", a déclaré Darryn Frost, "un autre homme le tenait à distance avec une chaise". L'assaillant "avait un couteau dans chaque main". "Il s'est tourné" et lui a dit "qu'il avait un engin explosif autour de la taille. A ce moment-là, l'homme qui était à côté de moi a jeté sa chaise sur l'assaillant, qui a alors couru vers lui, ses couteaux levés au-dessus de la tête", a-t-il raconté. Darryn Frost a alors donné sa défense de narval à cet homme, avant d'immédiatement remonter à l'étage en prendre une autre. "Avec d'autres, j'ai poursuivi l'assaillant, la défense à la main, jusque sur le pont", où ils ont averti les passants du danger. Après avoir lutté, le Sud-Africain a réussi à maintenir l'assaillant au sol, en lui tenant les poignets pour qu'il ne puisse ni utiliser ses couteaux ni actionner ses explosifs (qui étaient en fait factices). Le djihadiste sera tué par la police. M. Frost rend hommage aux deux jeunes gens engagés pour la réinsertion des ex-détenus qui ont perdu la vie dans l'attaque. "En lisant sur leurs vies et leur travail, je suis convaincu qu'ils représentent tout ce qui est bon dans le monde", a estimé Darryn Frost au sujet de Jack Merrit et Saskia Jones, diplômés de l'université de Cambridge. "Je ressentirai toujours la profonde douleurs de ne pas avoir réussi à les sauver." Leurs obsèques ont été célébrées vendredi. (Belga)

Les images montrant Darryn Frost, avec cette longue défense de cétacé en main, puis immobilisant l'agresseur au sol, ont fait le tour du monde. Employé au service communication du ministère britannique de la Justice, ce Sud-Africain de 38 ans était présent sur les lieux où le djihadiste Usman Khan, 28 ans a mené son attaque -- revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI) -- alors qu'il participait à un programme de réhabilitation pour anciens détenus. Installé à Londres depuis 14 ans, Darryn Frost a raconté à l'agence de presse britannique Press Association avoir "entendu du bruit" venant de l'étage du dessous, avant de se précipiter pour intervenir. "J'ai décroché la défense de narval du mur pour l'utiliser pour me défendre, ainsi que les autres, de l'assaillant", a déclaré Darryn Frost, "un autre homme le tenait à distance avec une chaise". L'assaillant "avait un couteau dans chaque main". "Il s'est tourné" et lui a dit "qu'il avait un engin explosif autour de la taille. A ce moment-là, l'homme qui était à côté de moi a jeté sa chaise sur l'assaillant, qui a alors couru vers lui, ses couteaux levés au-dessus de la tête", a-t-il raconté. Darryn Frost a alors donné sa défense de narval à cet homme, avant d'immédiatement remonter à l'étage en prendre une autre. "Avec d'autres, j'ai poursuivi l'assaillant, la défense à la main, jusque sur le pont", où ils ont averti les passants du danger. Après avoir lutté, le Sud-Africain a réussi à maintenir l'assaillant au sol, en lui tenant les poignets pour qu'il ne puisse ni utiliser ses couteaux ni actionner ses explosifs (qui étaient en fait factices). Le djihadiste sera tué par la police. M. Frost rend hommage aux deux jeunes gens engagés pour la réinsertion des ex-détenus qui ont perdu la vie dans l'attaque. "En lisant sur leurs vies et leur travail, je suis convaincu qu'ils représentent tout ce qui est bon dans le monde", a estimé Darryn Frost au sujet de Jack Merrit et Saskia Jones, diplômés de l'université de Cambridge. "Je ressentirai toujours la profonde douleurs de ne pas avoir réussi à les sauver." Leurs obsèques ont été célébrées vendredi. (Belga)