Selon Amnesty, cette loi a été adoptée "sans aucune consultation publique ou autre consultation locale officielle et sérieuse". Pour rappel, cette loi porte officiellement sur les actes de "terrorisme, sécession, subversion et collusion avec les forces extérieures étrangères". Au total, le texte prévoit des peines pouvant aller d'un minimum de trois ans d'emprisonnement à la perpétuité au maximum. Dès sa promulgation, la population de Hong Kong a contesté la loi et ses vagues formulations, arguant que ces dernières permettent aux autorités de considérer n'importe quel acte comme une menace pour la sécurité nationale. Le rapport d'Amnesty souligne deux types d'usage abusif de la loi. Tout d'abord, les autorités en font usage pour réprimer les actions de plaidoyer politique au niveau international. "Douze personnes ont été arrêtées aux motifs qu'elles étaient en contact avec des diplomaties étrangères ou qu'elles ont demandé des sanctions de la part d'autres États", déplore le rapport. Ensuite, les autorités se servent également de cette loi pour étendre les pouvoirs des autorités chargées des enquêtes. Le rapport souligne dans ce cadre les deux descentes effectuées dans les locaux du quotidien pro-démocratie Apple Daily. "L'unité de police se voit conférer la capacité d'effectuer des perquisitions, de geler ou de saisir du matériel journalistique", analyse le rapport. Au total, entre le 1?? juillet 2020 et 23 juin 2021, la police aurait arrêté ou ordonné l'arrestation d'au moins 114 personnes dans le cadre la loi sur la sécurité nationale. Le 23 juin, 64 personnes avaient été officiellement inculpées alors que 45 autres se trouvent toujours en détention. (Belga)

Selon Amnesty, cette loi a été adoptée "sans aucune consultation publique ou autre consultation locale officielle et sérieuse". Pour rappel, cette loi porte officiellement sur les actes de "terrorisme, sécession, subversion et collusion avec les forces extérieures étrangères". Au total, le texte prévoit des peines pouvant aller d'un minimum de trois ans d'emprisonnement à la perpétuité au maximum. Dès sa promulgation, la population de Hong Kong a contesté la loi et ses vagues formulations, arguant que ces dernières permettent aux autorités de considérer n'importe quel acte comme une menace pour la sécurité nationale. Le rapport d'Amnesty souligne deux types d'usage abusif de la loi. Tout d'abord, les autorités en font usage pour réprimer les actions de plaidoyer politique au niveau international. "Douze personnes ont été arrêtées aux motifs qu'elles étaient en contact avec des diplomaties étrangères ou qu'elles ont demandé des sanctions de la part d'autres États", déplore le rapport. Ensuite, les autorités se servent également de cette loi pour étendre les pouvoirs des autorités chargées des enquêtes. Le rapport souligne dans ce cadre les deux descentes effectuées dans les locaux du quotidien pro-démocratie Apple Daily. "L'unité de police se voit conférer la capacité d'effectuer des perquisitions, de geler ou de saisir du matériel journalistique", analyse le rapport. Au total, entre le 1?? juillet 2020 et 23 juin 2021, la police aurait arrêté ou ordonné l'arrestation d'au moins 114 personnes dans le cadre la loi sur la sécurité nationale. Le 23 juin, 64 personnes avaient été officiellement inculpées alors que 45 autres se trouvent toujours en détention. (Belga)