Plus d'une douzaine de chars Abrams ont franchi la frontière lituanienne en provenance de Pologne, samedi après-midi, selon un photographe de l'AFP. Le déploiement, qui durera jusqu'en novembre, fut "prévu auparavant et n'est associé à aucun événement dans la région", a indiqué dans un communiqué le ministère lituanien de la Défense. La Lituanie reste très active sur le dossier bélarusse, notamment depuis la réélection de l'homme fort à Minsk, Alexandre Loukachenko, à l'issue d'un vote du 9 août que l'opposition juge truqué. Vilnius a donné refuge à la cheffe de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, et, avec ses voisins baltes, l'Estonie et la Lettonie, a inscrit M. Loukachenko sur la liste noire des personnes jugées indésirables. Face à la vague sans précédent de manifestations, le président bélarusse a répondu par la répression. Il a également accusé l'Otan de déployer des forces en Pologne et en Lituanie, le long de la frontière avec le Bélarus. Varsovie, Vilnius et l'Otan ont qualifié ces déclarations sans fondement, alors que la Russie, qui soutient M. Loukachenko, lui a promis un soutien militaire. Il ne s'agit pas d'un premier déploiement de troupes américaines en Lituanie. Lors d'une visite à Vilnius en juillet, le secrétaire américain à l'Armée Ryan McCarthy a déclaré que son pays continuerait à déployer des centaines de soldats pour des exercices. Il y a trois ans, l'Otan a déployé des rotations permanentes de troupes en Pologne et dans les États baltes, face à la politique jugée agressive de Moscou, notamment depuis l'annexion en 2014 de la Crimée ukrainienne. (Belga)

Plus d'une douzaine de chars Abrams ont franchi la frontière lituanienne en provenance de Pologne, samedi après-midi, selon un photographe de l'AFP. Le déploiement, qui durera jusqu'en novembre, fut "prévu auparavant et n'est associé à aucun événement dans la région", a indiqué dans un communiqué le ministère lituanien de la Défense. La Lituanie reste très active sur le dossier bélarusse, notamment depuis la réélection de l'homme fort à Minsk, Alexandre Loukachenko, à l'issue d'un vote du 9 août que l'opposition juge truqué. Vilnius a donné refuge à la cheffe de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, et, avec ses voisins baltes, l'Estonie et la Lettonie, a inscrit M. Loukachenko sur la liste noire des personnes jugées indésirables. Face à la vague sans précédent de manifestations, le président bélarusse a répondu par la répression. Il a également accusé l'Otan de déployer des forces en Pologne et en Lituanie, le long de la frontière avec le Bélarus. Varsovie, Vilnius et l'Otan ont qualifié ces déclarations sans fondement, alors que la Russie, qui soutient M. Loukachenko, lui a promis un soutien militaire. Il ne s'agit pas d'un premier déploiement de troupes américaines en Lituanie. Lors d'une visite à Vilnius en juillet, le secrétaire américain à l'Armée Ryan McCarthy a déclaré que son pays continuerait à déployer des centaines de soldats pour des exercices. Il y a trois ans, l'Otan a déployé des rotations permanentes de troupes en Pologne et dans les États baltes, face à la politique jugée agressive de Moscou, notamment depuis l'annexion en 2014 de la Crimée ukrainienne. (Belga)