Le collège communal de la Ville de Liège (PS/MR) précise que la modification de la taxe sur les déchets est liée à l'augmentation dès 2020 des tarifs pratiqués par l'intercommunale liégeoise Intradel à l'égard des communes associées. L'augmentation pour la Ville de Liège est ainsi estimée, de 2019 à 2020, à 700.000 euros. "Etabli par la Région wallonne, le principe du coût-vérité auquel nous devons nous conformer impose à chaque commune que les coûts liés à la gestion des déchets ménagers soient entièrement couverts par la recette des taxes sur ces mêmes déchets", précise le collège liégeois. "Depuis de nombreuses années, la Ville de Liège est parvenue à garder l'équilibre sans augmenter la taxe annuelle déchets. Elle a même diminué en 2015, passant de 155 à 140 euros pour un ménage, alors qu'elle était déjà de 145 euros en 2003." Concrètement, le taux de la taxe sur les déchets passe de 140 à 165 euros pour les ménages et de 85 à 100 euros pour les isolés. Ce même tarif est appliqué pour les kots. Pour les ménages et isolés bénéficiant de taux réduits, la taxe passe respectivement de 39 à 45 euros et de 26 à 30 euros. "15.000 ménages sur 100.000, bénéficient de ces taux réduits", souligne le collège. Quant au coût du sac poubelle additionnel, c'est-à-dire au-delà du nombre de sacs prévu avec le paiement de la taxe, il passe de 1 à 1,50 euros. "Les statistiques en la matière tendent à prouver que ces sacs additionnels sont majoritairement achetés par des non Liégeois, qui ne paient donc pas la taxe urbaine. Ce sont des étudiants en kot non déclarés comme tels, des institutions qui n'ont pas de contrat avec un collecteur privé ou encore des citoyens d'autres communes qui trouvent un intérêt à utiliser les sacs jaunes de Liège plutôt que le conteneur à puce utilisé dans leur commune", relève le collège, qui assure qu'une partie des recettes ainsi générées sera investie dans des actions de propreté, tant en centre-ville que dans les quartiers périphériques. "Ce sera notamment le cas avec l'engagement prévu d'agents constatateurs pour lutter de manière plus volontariste contre les incivilités, comme les dépôts sauvages." Le collège a, par ailleurs, décidé de majorer la taxe sur les immeubles bâtis inoccupés ou délabrés afin de contraindre davantage les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif ou acquisitif. (Belga)