Vida Movahédi, la vingtaine, avait été arrêtée en octobre pour être apparue tête nue au sommet du dôme sur la place Enghelab ("Révolution" en persan) à Téhéran en agitant à bout de bras son voile et des ballons rouges, avait indiqué le 14 avril son avocat Me Payam Dérafchane. Poursuivie pour "incitation à la corruption et à la débauche", elle avait été condamnée le 2 mars à un an de prison, avait précisé son avocat le même jour. Mardi, Me Dérafchane a indiqué que la jeune femme avait été "convoquée dimanche par les autorités pénitentiaires qui l'ont informée que sa sentence avait été réduite et qu'avec les permissions (de sortie) accumulées, elle était libre de partir". Vida Movahédi avait déjà protesté fin décembre 2017 rue Enghelab contre l'obligation faite aux femmes de se voiler dans l'espace public. Elle était alors devenue l'égérie d'un mouvement de contestation contre le port du voile, rapidement réprimé par les autorités. Comme plusieurs dizaines de femmes ayant copié son geste, elle avait été arrêtée mais elle avait ensuite été condamnée seulement à une amende pour son geste. Lors de son procès après sa dernière arrestation, Mme Movahédi avait déclaré au juge qu'elle était "opposée au voile islamique obligatoire" et qu'elle avait souhaité exprimer son opinion sous la forme d'une "révolte civique", selon son avocat. Le code vestimentaire entré en vigueur en Iran après la Révolution islamique de 1979 impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d'un vêtement ample. L'avocate Nasrin Sotoudeh, qui avait défendu plusieurs femmes arrêtées entre décembre 2017 et janvier 2018 pour avoir enlevé leur foulard en public comme Mme Movahédi, purge depuis juin 2018 une peine de prison de cinq ans pour des accusations d'espionnage, selon un de ses avocats. D'après son mari, elle a été condamnée en mars à dix ans de prison supplémentaire "pour incitation à la débauche". (Belga)

Vida Movahédi, la vingtaine, avait été arrêtée en octobre pour être apparue tête nue au sommet du dôme sur la place Enghelab ("Révolution" en persan) à Téhéran en agitant à bout de bras son voile et des ballons rouges, avait indiqué le 14 avril son avocat Me Payam Dérafchane. Poursuivie pour "incitation à la corruption et à la débauche", elle avait été condamnée le 2 mars à un an de prison, avait précisé son avocat le même jour. Mardi, Me Dérafchane a indiqué que la jeune femme avait été "convoquée dimanche par les autorités pénitentiaires qui l'ont informée que sa sentence avait été réduite et qu'avec les permissions (de sortie) accumulées, elle était libre de partir". Vida Movahédi avait déjà protesté fin décembre 2017 rue Enghelab contre l'obligation faite aux femmes de se voiler dans l'espace public. Elle était alors devenue l'égérie d'un mouvement de contestation contre le port du voile, rapidement réprimé par les autorités. Comme plusieurs dizaines de femmes ayant copié son geste, elle avait été arrêtée mais elle avait ensuite été condamnée seulement à une amende pour son geste. Lors de son procès après sa dernière arrestation, Mme Movahédi avait déclaré au juge qu'elle était "opposée au voile islamique obligatoire" et qu'elle avait souhaité exprimer son opinion sous la forme d'une "révolte civique", selon son avocat. Le code vestimentaire entré en vigueur en Iran après la Révolution islamique de 1979 impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d'un vêtement ample. L'avocate Nasrin Sotoudeh, qui avait défendu plusieurs femmes arrêtées entre décembre 2017 et janvier 2018 pour avoir enlevé leur foulard en public comme Mme Movahédi, purge depuis juin 2018 une peine de prison de cinq ans pour des accusations d'espionnage, selon un de ses avocats. D'après son mari, elle a été condamnée en mars à dix ans de prison supplémentaire "pour incitation à la débauche". (Belga)