"L'erreur la plus grave serait l'amalgame entre islam et musulmans d'une part, terrorisme d'autre part", a affirmé le chef du gouvernement au cours de sa rencontre avec Mme Le Pen, selon un communiqué diffusé par ses services. "Les Libanais et les Arabes comme la majorité du monde considèrent la France comme la patrie des droits de l'Homme et de l'Etat républicain qui ne fait aucune distinction ethnique, religieuse, ou de classe entre ses citoyens" a encore affirmé M. Hariri, leader de la communauté sunnite libanaise. "Les musulmans sont les premières victimes du terrorisme réclamant de la religion" a aussi affirmé le Premier ministre. "Les modérés qui constituent l'écrasante majorité des musulmans en sont la cible". M. Hariri est nettement hostile au régime syrien, soutenu par le FN: il accuse Damas d'être impliqué dans l'assassinat en 2005 de son père Rafic Hariri et soutient le mouvement de révolte contre Bachar al-Assad. Mme Le Pen avait auparavant eu une entrevue au palais présidentiel avec le président libanais Michel Aoun. (Belga)