Cette affaire survient alors que le gouvernement libanais sort tout juste d'une crise diplomatique avec plusieurs pays du Golfe qui avaient rompu leurs relations avec le Liban après des propos d'un ministre libanais sur la guerre au Yémen. La semaine dernière, des membres du groupe d'opposition bahreïni Al-Wefaq, qui a des liens étroits avec le mouvement chiite libanais Hezbollah, avait tenu à Beyrouth une conférence de presse lors de laquelle ils avaient dénoncé des violations des droits humains dans le petit royaume du Golfe, selon des médias locaux. En réaction, les autorités bahreïnies ont fait part de leur mécontentement au Liban, dénonçant "la promotion d'allégations malveillantes et portant atteinte au royaume", selon l'agence ANI. Et mercredi, le ministre libanais de l'Intérieur a demandé à la direction générale de la sécurité publique "de prendre les mesures nécessaires pour expulser du Liban les membres non libanais" d'Al-Wefaq. Durant un appel téléphonique à son homologue bahreïni, M. Mawlawi a dit "refuser catégoriquement que le Liban serve de plate-forme pour diffuser la haine (...) envers les pays arabes" selon l'ANI. Bahreïn a été le théâtre en 2011 d'un soulèvement animé par la communauté chiite pour réclamer des réformes démocratiques à la dynastie sunnite au pouvoir. Les autorités ont mené une répression sanglante et des dizaines d'opposants politiques ont été emprisonnés. En 2016, elles ont dissous Al-Wefaq, un des deux principaux groupes d'opposition, en raison de liens présumés avec des "terroristes". Bahreïn rejette les informations faisant état de violations des droits humains et nie toute discrimination à l'encontre de ses citoyens chiites. Fin octobre, l'Arabie saoudite avait expulsé l'ambassadeur libanais à la suite de propos d'un ministre libanais critiquant l'intervention militaire de Ryad aux côtés des forces gouvernementales au Yémen pour lutter contre les rebelles Houthis pro-iraniens. Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Koweït avaient aussi pris des mesures de rétorsion à l'égard de Beyrouth. Cette crise a constitué un coup dur pour le Liban, dont le nouveau gouvernement avait été formé en septembre après une impasse politique de plus d'un an. (Belga)

Cette affaire survient alors que le gouvernement libanais sort tout juste d'une crise diplomatique avec plusieurs pays du Golfe qui avaient rompu leurs relations avec le Liban après des propos d'un ministre libanais sur la guerre au Yémen. La semaine dernière, des membres du groupe d'opposition bahreïni Al-Wefaq, qui a des liens étroits avec le mouvement chiite libanais Hezbollah, avait tenu à Beyrouth une conférence de presse lors de laquelle ils avaient dénoncé des violations des droits humains dans le petit royaume du Golfe, selon des médias locaux. En réaction, les autorités bahreïnies ont fait part de leur mécontentement au Liban, dénonçant "la promotion d'allégations malveillantes et portant atteinte au royaume", selon l'agence ANI. Et mercredi, le ministre libanais de l'Intérieur a demandé à la direction générale de la sécurité publique "de prendre les mesures nécessaires pour expulser du Liban les membres non libanais" d'Al-Wefaq. Durant un appel téléphonique à son homologue bahreïni, M. Mawlawi a dit "refuser catégoriquement que le Liban serve de plate-forme pour diffuser la haine (...) envers les pays arabes" selon l'ANI. Bahreïn a été le théâtre en 2011 d'un soulèvement animé par la communauté chiite pour réclamer des réformes démocratiques à la dynastie sunnite au pouvoir. Les autorités ont mené une répression sanglante et des dizaines d'opposants politiques ont été emprisonnés. En 2016, elles ont dissous Al-Wefaq, un des deux principaux groupes d'opposition, en raison de liens présumés avec des "terroristes". Bahreïn rejette les informations faisant état de violations des droits humains et nie toute discrimination à l'encontre de ses citoyens chiites. Fin octobre, l'Arabie saoudite avait expulsé l'ambassadeur libanais à la suite de propos d'un ministre libanais critiquant l'intervention militaire de Ryad aux côtés des forces gouvernementales au Yémen pour lutter contre les rebelles Houthis pro-iraniens. Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Koweït avaient aussi pris des mesures de rétorsion à l'égard de Beyrouth. Cette crise a constitué un coup dur pour le Liban, dont le nouveau gouvernement avait été formé en septembre après une impasse politique de plus d'un an. (Belga)