Au terme d'une fuite rocambolesque, le magnat de l'automobile déchu poursuivi au Japon pour malversations financières est arrivé lundi au Liban. L'homme d'affaires détient les nationalités française, brésilienne et libanaise. Alors qu'il était encore président de Renault-Nissan, il s'était rendu en Israël en 2008 dans le cadre d'un partenariat pour le lancement d'une voiture électrique. "Avoir des rapports avec Israël ce n'est pas une question d'opinion, la loi interdit toute normalisation", a indiqué jeudi à l'AFP Hassan Bazzi, un des trois avocats ayant présenté une requête auprès du parquet général. Le "rapport" présenté au parquet reproche à M. Ghosn d'avoir commis "le crime d'entrer en pays ennemi et d'avoir violé la loi du boycott d'Israël", a rapporté l'agence de presse officielle ANI. Pays voisins, le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre et Beyrouth interdit à ses ressortissants de se rendre en Israël ou d'avoir des contacts dans l'Etat hébreu. "Où était le parquet général et la sureté générale lors des précédentes visites au Liban de M. Ghosn, après qu'il se fut rendu en Palestine occupée et qu'il y fut photographié", s'est insurgé Me Bazzi. "Les pauvres sont poursuivis au Liban, tandis que ceux qui ont gagné des millions en faisant des investissements avec l'ennemi sont traités en héro", a fustigé l'avocat. Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ont partagé une ancienne photo prise à Jérusalem montrant M. Ghosn et le président israélien défunt Shimon Peres. En 2017, le célèbre réalisateur franco-libanais Ziad Doueiri avait eu des démêlés avec la justice libanaise pour des scènes de son film "L'Attentat" tournées en Israël avec des acteurs israéliens. (Belga)

Au terme d'une fuite rocambolesque, le magnat de l'automobile déchu poursuivi au Japon pour malversations financières est arrivé lundi au Liban. L'homme d'affaires détient les nationalités française, brésilienne et libanaise. Alors qu'il était encore président de Renault-Nissan, il s'était rendu en Israël en 2008 dans le cadre d'un partenariat pour le lancement d'une voiture électrique. "Avoir des rapports avec Israël ce n'est pas une question d'opinion, la loi interdit toute normalisation", a indiqué jeudi à l'AFP Hassan Bazzi, un des trois avocats ayant présenté une requête auprès du parquet général. Le "rapport" présenté au parquet reproche à M. Ghosn d'avoir commis "le crime d'entrer en pays ennemi et d'avoir violé la loi du boycott d'Israël", a rapporté l'agence de presse officielle ANI. Pays voisins, le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre et Beyrouth interdit à ses ressortissants de se rendre en Israël ou d'avoir des contacts dans l'Etat hébreu. "Où était le parquet général et la sureté générale lors des précédentes visites au Liban de M. Ghosn, après qu'il se fut rendu en Palestine occupée et qu'il y fut photographié", s'est insurgé Me Bazzi. "Les pauvres sont poursuivis au Liban, tandis que ceux qui ont gagné des millions en faisant des investissements avec l'ennemi sont traités en héro", a fustigé l'avocat. Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ont partagé une ancienne photo prise à Jérusalem montrant M. Ghosn et le président israélien défunt Shimon Peres. En 2017, le célèbre réalisateur franco-libanais Ziad Doueiri avait eu des démêlés avec la justice libanaise pour des scènes de son film "L'Attentat" tournées en Israël avec des acteurs israéliens. (Belga)