En février 2013, une cinquantaine de manifestants avait fait irruption dans une salle de cinéma de Bucarest où devait être projeté le film "Tout va bien! The Kids Are All Right", qui raconte comment un couple de lesbiennes formé par Annette Bening et Julianne Moore voit sa vie se compliquer lorsque ses deux enfants décident de faire la connaissance de leur père biologique. Brandissant des drapeaux tricolores roumains, les activistes, membres du parti d'extrême droite Noua Dreapta, avaient entonné l'hymne national et des chants religieux avant de proférer des insultes homophobes. L'incident n'avait donné lieu à aucune poursuite judiciaire. La Cour européenne avait été saisie par l'association Accept qui défend les droits des minorités sexuelles ainsi que par cinq membres du public. La CEDH accuse la Roumanie d'avoir fait preuve de "discrimination fondée sur l'orientation sexuelle", et d'avoir ainsi violé l'article 14 de la Convention européenne des droits humains. Malgré une "présence suffisante" sur les lieux, la police n'est "pas intervenue pour désamorcer la situation" ni faire en sorte que l'événement puisse avoir lieu, déplore la CEDH qui voit dans cette attitude le signe de "préjugés envers les homosexuels". Bucarest devra verser 7.500 euros à l'association et 9.750 euros à chaque requérant au titre du préjudice moral. En Roumanie, où l'homosexualité n'a été dépénalisée qu'au début des années 2000, les minorités sexuelles et de genre sont toujours victimes de discrimination. (Belga)

En février 2013, une cinquantaine de manifestants avait fait irruption dans une salle de cinéma de Bucarest où devait être projeté le film "Tout va bien! The Kids Are All Right", qui raconte comment un couple de lesbiennes formé par Annette Bening et Julianne Moore voit sa vie se compliquer lorsque ses deux enfants décident de faire la connaissance de leur père biologique. Brandissant des drapeaux tricolores roumains, les activistes, membres du parti d'extrême droite Noua Dreapta, avaient entonné l'hymne national et des chants religieux avant de proférer des insultes homophobes. L'incident n'avait donné lieu à aucune poursuite judiciaire. La Cour européenne avait été saisie par l'association Accept qui défend les droits des minorités sexuelles ainsi que par cinq membres du public. La CEDH accuse la Roumanie d'avoir fait preuve de "discrimination fondée sur l'orientation sexuelle", et d'avoir ainsi violé l'article 14 de la Convention européenne des droits humains. Malgré une "présence suffisante" sur les lieux, la police n'est "pas intervenue pour désamorcer la situation" ni faire en sorte que l'événement puisse avoir lieu, déplore la CEDH qui voit dans cette attitude le signe de "préjugés envers les homosexuels". Bucarest devra verser 7.500 euros à l'association et 9.750 euros à chaque requérant au titre du préjudice moral. En Roumanie, où l'homosexualité n'a été dépénalisée qu'au début des années 2000, les minorités sexuelles et de genre sont toujours victimes de discrimination. (Belga)