"Nous avons besoin d'analyses et de statistiques, car les violences gynécologiques font partie du registre de l'intime et sont peu étudiées. (...) Il y a un tabou autour de ces violences", explique Hélène Ryckmans. "Il est important que le politique s'en saisisse pour les réduire", ajoute-t-elle. "Le texte que nous déposons au Sénat dit que le taux de césarienne en Belgique est de 20% alors que le taux recommandé est de 10 à 15%. Nous parlons aussi des incisions du vagin et du périnée, les épisiotomies: 42% d'épisiotomies en Flandre, 20% à Bruxelles et 25% en Wallonie. Mais c'est parce que ce sont les seuls chiffres dont nous disposons", explique aussi France Masai. Si le texte déposé au Sénat propose de créer des mécanismes de signalement et de dépôt de plaintes spécifiques, ainsi qu'un service d'aide aux victimes, les deux sénatrices ne veulent pas instaurer un climat de méfiance et de délation. "On ne remet pas en question la bienveillance du personnel soignant", souligne France Masai. "Nous pensons que la standardisation et la recherche d'efficacité ne sont pas propices au dialogue. D'ailleurs, les soignants peuvent ressentir comme injustes des témoignages brutaux. Ce rapport, c'est aussi une occasion d'être à l'écoute de leur réalité." Mme Ryckmans affirme encore qu'amener la question des violences gynécologiques au Sénat, "cela signifie des auditions, des échanges, des rencontres, qui vont aboutir à des recommandations destinées à tous les niveaux de pouvoirs". Les deux sénatrices reconnaissent que le sujet est novateur, qu'il n'est pas traité ailleurs, à part dans le plan Droit des femmes. "La Belgique est à la fois à l'écoute et écoutée dans le Nord et le Sud de l'Europe, à cause de la Flandre et la Wallonie. Nos progrès peuvent avoir un impact plus large", sont-elles d'avis. (Belga)

"Nous avons besoin d'analyses et de statistiques, car les violences gynécologiques font partie du registre de l'intime et sont peu étudiées. (...) Il y a un tabou autour de ces violences", explique Hélène Ryckmans. "Il est important que le politique s'en saisisse pour les réduire", ajoute-t-elle. "Le texte que nous déposons au Sénat dit que le taux de césarienne en Belgique est de 20% alors que le taux recommandé est de 10 à 15%. Nous parlons aussi des incisions du vagin et du périnée, les épisiotomies: 42% d'épisiotomies en Flandre, 20% à Bruxelles et 25% en Wallonie. Mais c'est parce que ce sont les seuls chiffres dont nous disposons", explique aussi France Masai. Si le texte déposé au Sénat propose de créer des mécanismes de signalement et de dépôt de plaintes spécifiques, ainsi qu'un service d'aide aux victimes, les deux sénatrices ne veulent pas instaurer un climat de méfiance et de délation. "On ne remet pas en question la bienveillance du personnel soignant", souligne France Masai. "Nous pensons que la standardisation et la recherche d'efficacité ne sont pas propices au dialogue. D'ailleurs, les soignants peuvent ressentir comme injustes des témoignages brutaux. Ce rapport, c'est aussi une occasion d'être à l'écoute de leur réalité." Mme Ryckmans affirme encore qu'amener la question des violences gynécologiques au Sénat, "cela signifie des auditions, des échanges, des rencontres, qui vont aboutir à des recommandations destinées à tous les niveaux de pouvoirs". Les deux sénatrices reconnaissent que le sujet est novateur, qu'il n'est pas traité ailleurs, à part dans le plan Droit des femmes. "La Belgique est à la fois à l'écoute et écoutée dans le Nord et le Sud de l'Europe, à cause de la Flandre et la Wallonie. Nos progrès peuvent avoir un impact plus large", sont-elles d'avis. (Belga)