"C'est une honte pour la démocratie. Nous espérons que la transition avec (le président élu Joe) Biden se fera calmement le 20 janvier et que les États-Unis retrouveront alors la paix", a déclaré à la presse à Istanbul M. Erdogan, qui s'était efforcé de tisser des liens personnels avec Donald Trump depuis 2016. Il n'a pourtant pas hésité à condamner ce qui s'est passé dans ce qu'il a appelé "le soi-disant berceau de la démocratie". M. Erdogan a aussi présenté ses condoléances aux familles de personnes mortes au cours des violences. "Nous avons vu que républicains et démocrates sont les mêmes", a-t-il ajouté. Les relations entre Ankara et Washington ont souffert après la tentative de coup d'État de 2016 contre Erdogan, qu'il attribue au prédicateur Fethullah Gülen, son ancien allié exilé aux États-Unis qu'il a cherché en vain à faire extrader. Mais les bonnes relations entre M. Erdogan et Donald Trump ont contribué à protéger la Turquie des sanctions passées et à atténuer les critiques américaines sur le médiocre bilan d'Erdogan en matière de droits de l'Homme. Le ministère turc des Affaires étrangères avait publié mercredi une déclaration moins virulente que celle du chef de l'État, exhortant les États-Unis à "surmonter cette crise politique interne de manière mature". (Belga)

"C'est une honte pour la démocratie. Nous espérons que la transition avec (le président élu Joe) Biden se fera calmement le 20 janvier et que les États-Unis retrouveront alors la paix", a déclaré à la presse à Istanbul M. Erdogan, qui s'était efforcé de tisser des liens personnels avec Donald Trump depuis 2016. Il n'a pourtant pas hésité à condamner ce qui s'est passé dans ce qu'il a appelé "le soi-disant berceau de la démocratie". M. Erdogan a aussi présenté ses condoléances aux familles de personnes mortes au cours des violences. "Nous avons vu que républicains et démocrates sont les mêmes", a-t-il ajouté. Les relations entre Ankara et Washington ont souffert après la tentative de coup d'État de 2016 contre Erdogan, qu'il attribue au prédicateur Fethullah Gülen, son ancien allié exilé aux États-Unis qu'il a cherché en vain à faire extrader. Mais les bonnes relations entre M. Erdogan et Donald Trump ont contribué à protéger la Turquie des sanctions passées et à atténuer les critiques américaines sur le médiocre bilan d'Erdogan en matière de droits de l'Homme. Le ministère turc des Affaires étrangères avait publié mercredi une déclaration moins virulente que celle du chef de l'État, exhortant les États-Unis à "surmonter cette crise politique interne de manière mature". (Belga)